22-28 mars

 

22/« Qui s'abaissera sera élevé »

23/« Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »

24/« Un pauvre...était couché devant le portail »

24/« Qu'il me soit fait selon ta parole »

25/Sur la route du Carême : La fête de l'Annonciation

26/« Ton frère que voici était mort, et il est revenu à la vie »

28/Le Carême conduit à la résurrection du baptême

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MESSAGE de la 1ere Lecture
Trois temps dans ce passage
Nous entendons une brutale invitation à l'écoute de la Parole de Dieu, adressée à ceux que Dieu, par son Prophète, identifie comme de
très grands criminels, puisqu'il leur annonce qu'ils ressemblent aux chefs des deux villes maudites et détruites par Dieu à l'époque
d'Abraham, Sodome et Gomorrhe. Yahvé-Dieu ne mâche pas ses mots, mais il ne se désintéresse pas pour autant des pécheurs qu'il invective avec une telle force.

Une invitation à la conversion est ensuite adressée à ces gens : qu'ils se détournent du mal pour se tourner vers le bien, ce dernier étant défini comme pratique de la justice à l'égard des humains, comme respect des droits de l'orphelin, et comme défense de
la veuve.


Enfin, le Seigneur Dieu offre aux pécheurs de venir négocier avec lui le pardon de leurs péchés qu'il leur propose. Dieu seul, en effet, peut constituer justes les plus grands des pécheurs. Mais cette justice, en tant que relation de rectitude et de vérité entre Dieu et l'homme, ne peut se traduire que dans une attitude d'obéissance de la part de ceux que Dieu appelle, cette obéissance permettant aux
promesses faites par Dieu à Abraham, et à sa descendance, de s'accomplir, l'attitude inverse ne conduisant qu'à une ruine totale.

C'est toujours Dieu, de toute façon, qui, par l'intermédiaire des Prophètes, vient rechercher son peuple, l'interpeller, l'inviter à se convertir. Et cette initiative de Dieu, sans cesse renouvelée, traverse tout l'Ancien Testament comme une caractéristique permanente, et demeure dans le Nouveau Testament, attachée à la mission et à la révélation de Jésus de
Nazareth.


Seigneur Jésus,
tu as reproché à des Pharisiens de ton époque de ne pas vouloir
venir à toi pour avoir la vie, et de s'enfermer dans leur aveuglement
par leur prétention de voir à partir seulement d'eux-mêmes,
afin d'essayer de leur faire entendre ton message fondamental
concernant le Règne de Dieu, dont tu annonçais la proximité :
"convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle" :
apprends-moi à savoir me reconnaître aveugle devant ta Lumière,
à me laisser ouvrir les yeux par toi, et à ne pas me considérer
vraiment vivant, tant que je ne vis pas à fond de cette existence nouvelle,
que tu me proposes dans l'Esprit Saint que tu as mis au fond de mon coeur,
pour me découvrir les secrets
de la Vérité et de l 'Amour qui viennent de Dieu seul. AMEN.

MESSAGE de l'Evangile


Dans ces propos, Jésus résume la mentalité de tous ceux qui, depuis le début de son ministère, l'ont critiqué et sont devenus de plus en plus ses adversaires, suite à sa fréquentation des publicains et des pécheurs, suite à ses gestes de miséricorde sans limites, suite à ses
remarques mettant le service de l'homme au-dessus de l'observation du sabbat.

Dans l'Evangile de Matthieu, Jésus précise bien qu'il n'abolit pas, mais accomplit la Loi en la dépassant (Matthieu, 5, 17 - 20). Il reconnaît donc aux scribes et aux Pharisiens leur rôle d'autorité dans l'interprétation de la Loi, ce qu'il appelle "occuper la
chaire de Moïse", tout en insistant qu'il ne faut pas les prendre pour des modèles à imiter, "car ils disent et ne font pas"..


En effet,Jésus refuse leur façon d'exercer leur autorité comme un pouvoir et une oppression, et non pas comme un service, et donc toutes leurs revendications en matière de places, de titres, ou de salutations qui leur seraient dûs. Jésus renverse ainsi les valeurs : ce qui compte, c'est le service. Le plus grand se trouve être désormais le serviteur de tous, celui qui se met à la dernière place et qui s'abaisse. Et tout cela à cause de l'attitude de Dieu, qui nous est révélée par Jésus comme pure et totale gratuité, miséricorde, don et pardon sans limites.


Alors que les Pharisiens disent et ne font pas, il nous appartient d'agir le plus totalement possible en serviteurs, à l'exemple du "Fils de l'homme venu non pas pour être servi, mais pour servir" et donner sa vie pour nous racheter (Matthieu, 20, 28), d'avoir cette attitude prophétique à la façon de Dieu et de Jésus, attitude qui pose question, et dont nous
avons ensuite à rendre compte par notre témoignage sur Jésus, source de notre espérance (1 Pierre, 3, 13 - 15).


Ni Pères, ni Maîtres : Dieu seul peut vraiment porter le nom de "Père" (Ephésiens, 3,14 - 17), et Jésus le nom de "Maître", puisqu'il est le Fils bien-aimé et l'image parfaite du Dieu invisible (Colossiens, 1, 15), au point que le voir, c'est voir le Père (Jean, 14, 9 - 10). Mais Jésus a vécu cela en se mettant plus bas qu'un esclave à notre service, en faisant le
geste de laver les pieds de ses disciples (Jean, 13, 1 - 16), nous donnant ainsi le sens de sa mission de révélateur de l'amour de Dieu, et de la suprême richesse de la Pauvreté de Dieu (2 Corinthiens, 8, 9), c'est-à-dire sa disponibilité absolue. Voilà bien le seul modèle à imiter, et à rendre visible aujourd'hui.


Seigneur Jésus,
tu nous appelles à te ressembler en tous points,
à aimer comme tu nous as aimés, et comme le Père t'aime,
à demeurer en toi comme tu demeures dans le Père,
à devenir serviteurs de tous, et véritablement pauvres comme toi,
à garder ta Parole et la mettre en pratique de la même façon
que tu n'as cherché à agir et à parler que selon la volonté du Père :
aide-moi à toujours me référer à toi comme mon unique
modèle de vie, puisqu'en ta venue et ta mission au milieu de nous,
Dieu s'est mis à notre niveau de langage et d'expression,
et donne-moi de continuer ta mission, me sachant
toujours envoyé vers mes frères et soeurs, comme toi-même
as été uniquement l'envoyé de ton Père, notre Dieu. AMEN.


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MESSAGE de la 1ère Lecture

Ce n'est pas la première fois que la vie de Jérémie est en danger : il s'était déjà comparé à "un agneau qu'on mène à l'abbatoir" (11, 18 - 20), se révélant ainsi comme Prophète-Serviteur-souffrant.

L'argument utilisé par ses ennemis pour tenter de le faire disparaître, c'est de publier qu'il ne sert à rien, qu'on peut très bien se passer de lui, qu'on peut donc l'ignorer, et, qui plus est, le calomnier.

Jérémie prend donc Dieu à témoin de leur méchanceté gratuite, qui rend le mal pour le bien. Il met le Seigneur devant le danger que lui, Jérémie, court. Et cela avec une grande lucidité.

Ensuite, rappelant comment il avait été fidèle à sa mission de Prophète interpellant et intercesseur, qui avait même prié le Seigneur pour ses ennemis, il fait maintenant appel à la fidélité transcendante de Dieu, à sa mémoire toute puissance et infinie, appel qui va se transformer, dans la suite, non lue aujourd'hui, du passage, en un grand cri de vengeance.


Seigneur Jésus,
puisque par ta mort tu as tué la haine, puisque tu as su pardonner
à tes bourreaux, puisque tu as demandé à tes disciples d'entrer,
à leur tour, dans cette logique du pardon à accorder en permanence,
comment pourrions-nous encore douter
que tu nous a révélé que Dieu est Amour ? :
aide-moi à me laisser saisir et conduire, en toutes mes démarches,
par ton Esprit Saint, qui insère ton attitude au plus profond
de mon coeur, et m'invite à repousser toute violence,
tout désir de vengeance qui monteraient en moi,
et m'empêcheraient de reproduire et rayonner ton image. AMEN.


MESSAGE de l'Evangile

Ce passage comprend 3 tableaux qui s'enchaînent l'un dans l'autre : la dernière prédiction de sa passion et de sa mort par Jésus, la demande de la mère des fils de Zébédée, sollicitant une place d'honneur pour ses 2 fils dans le Royaume de Dieu, l'enseignement de Jésus sur la véritable manière d'exercer l'autorité dans la perspective du Royaume de Dieu.

La 3ème annonce par Jésus de sa passion - mort - résurrection nous apporte beaucoup de détails sur cette prochaine passion de Jésus


Ce ne sont pas les fils de Zébédée eux-mêmes qui demandent cette faveur à Jésus, mais leur mère. ? Toujours est-il que Jésus les invite à passer par le chemin de sa passion, qu'ilvient juste de définir, et, de même qu'il ne répond jamais à aucune demande de signe, il ne s'engage pas plus dans le domaine des récompenses eschatologiques, qui est réservé au Père.

A partir de la réaction des 10 autres disciples, réaction qui montre qu'ils ne sont pas moins désireux d'une place pour eux-mêmes que les fils de Zébédée, Jésus précise que les modèles de la société civile ne sont pas ceux du Royaume de Dieu. Jésus, en revanche, propose 2 autres modèles de fonctionnement de l'autorité, modèles qui se basent sur son proprre comportement en sa passion, qu'il vient d'annoncer pour la 3ème fois :
le service gratuit, et la position d'esclave.


Jésus lui-même, en effet, est le modèle du service de la communauté, et cela va jusqu'au don de sa vie pour sauver tous les membres de notre humanité, le terme de "rançon" signifiant ici "sauvetage".
Nous aujourd'hui
Boire à La coupe
Jésus veut savoir si nous acceptons de boire la coupe qu’il a bue au Calvaire. Dans un certain sens, c’est le test pour tous ceux qui veulent être ses disciples. Jésus déclare que, pour le suivre, nous devons d’abord nous priver et prendre notre croix. Si nous sommes ses amis, nous devons nous identifier à lui. Pour ce faire il nous faut passer du temps en prière, approfondir les Saintes Ecritures, passer du temps avec lui dans l’Eucharistie, et aller nous confesser. En croissant dans sa grâce, dans une union plus parfaite avec Jésus, nous grandirons dans notre appréciation et notre désir de la coupe

La coupe qu’il nous est demandé de boire est celle de l’humilité
Notre regard doit donc se porter une fois de plus sur la façon selon laquelle Jésus vit sa mission. Il est Fils de l'homme glorifié en tant que Serviteur souffrant. Le Fils de l'homme est, en Jésus, le champion de l'humilité. Jésus nous renvoie aux principes de base : l’humilité- le don de soi. Il ne s’agit pas d’honneurs, de gloire personnelle ou de reconnaissance. En d’autres mots, il ne s’agit pas de moi. Il s’agit de servir les autres. Celui qui sert vraiment, celui-là est à la hauteur de l’événement. Celui qui travaille pour le bien de la communauté sans chercher à se faire reconnaître porte pour tous beaucoup de fruits.Le Christ nous lance un défi : saurons-nous y répondre ?

Seigneur Jésus,
nous avons beau avoir découvert et redécouvert
à quel point tu t'es manifesté authentiquement Fils de l'homme,
et image parfaite du Dieu invisible, en tant que Serviteur témoignant
de la gratuité de Dieu et de la vérité de ta mission
d'accueil et de pardon jusqu'en ta mort sur la croix,
nous n'en demeurons pas moins trop souvent ceux qui cherchent
ou revendiquent une place pour eux-mêmes
dans nos communautés d'Eglise ou nos situations
dans la société des hommes de notre temps :
apprends-moi ton humilité, ta pauvreté à la façon de Dieu,
mets en moi le sens du service toujours plus désintéressé,
de façon à ce que je puisse rendre visible ce que signifient ta Parole
et tes gestes de salut, pour tous ceux et toutes celles
qui sont avides de vérité, de lumière et d'amour. AMEN.



d'aprés différentes sources
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MESSAGE de la 1ère Lecture

Ce message se développe en 2 parties. Au nom du Seigneur, Jérémie nous contraste d'abord deux types d'existence, celle de celui qui s'écarte de Dieu, celle de celui qui place sa confiance dans le Seigneur.

Contraste entre deux démarches radicalement opposées : l'une, de l'homme tourné vers soi-même, l'autre, de l'homme, entièrement tourné vers Dieu.

Dans le premier cas, on ne rencontre que sa faiblesse, l'incapacité de produire le moindre fruit dans la ligne du dessein de Dieu. Dans le
second, c'est la réussite selon le plan de Dieu, et comparable à une récolte de fruits abondante par delà toutes les adversités, parce que
l'on s'est branché sur la source de vie, dont l'eau est ici l'image. D'un côté, n'être qu'un buisson desséché, de l'autre, un arbre verdoyant, qui porte du fruit chaque année, quoi qu'il arrive.

Nous retrouvons ici le choix fondamental posé à tout homme, dès le chapitre 3 du Livre de la Genèse, dans l'épisode du péché d'Adam et d'Eve : ou bien, nous vivons uniquement à partir de nous-mêmes, nous plaçant dans une situation d'autonomie totale face à Dieu, et tel est bien le péché, comme attitude profonde; ou bien, nous nous abandonnons, acceptant de dépendre et de recevoir, de Dieu, nous remettant avec confiance à la Parole de Dieu, qui nous propose son salut et nous en trace le chemin.

Ensuite, la seconde partie de cette page nous rappelle la complexité de notre coeur humain. Dans la mesure où nous sommes incapables de nous juger nous-mêmes, nous devons compter sur Dieu, qui, seul, peut lire et apprécier, à sa juste valeur, le secret de notre coeur, et faire la vérité en nous, car Lui seul est la Lumière capable de discerner en nous l'authenticité de nos paroles et de nos actes.


Seigneur Jésus,
tu nous montres par ta Parole, les enjeux de notre foi :
tu attends de nous que nous te suivions dans la confiance totale,
et que nous mettions en pratique ton enseignement,
de façon à ce que notre existence porte des fruits
dans le cadre du grand dessein de salut de Dieu,
fruits de vie éternelle, fruits de l'Esprit Saint qui nous permet
de vivre "avec toi", dans la reprise de ton attitude d'obéissance au Père,
avec un amour croissant de nos soeurs et de nos frères :
fais que je ne m'éloigne jamais de la source d'eau vive de ta présence,
de ta Parole, et donne-moi un coeur plein de fraicheur
et de jeunesse qui, ne se jugeant jamais, s'en remet complètement à toi,
sûr d'être accueilli avec la miséricorde de Celui qui me connaît
mieux que moi-même, et me transforme en son image. AMEN.

MESSAGE de l'Evangile
Ce passage, sous la forme d'une histoire qui veut illustrer le message de Jésus, met en scène un homme riche, ses 5 frères et... nous-mêmes.

Il pose la question suivante : est-ce que les cinq frères, et les lecteurs que nous sommes, nous allons suivre l'exemple du riche ou prendre en considération le message de Jésus - et celui de l'Ancien Testament - sur le souci que nous devons avoir de ceux qui sont dans le
besoin,
et ainsi devenir des enfants d'Abraham, et de la Promesse de Dieu que Jésus vient accomplir ?


Ceux qui ne suivent pas cet enseignement conjoint de Jésus et de l'Ancien Testament n'auront point part au banquet messianique, autre nom du Royaume de Dieu annoncé et réalisé par Jésus en sa mission.



A noter que le riche de cette histoire ne se voit accuser d'aucune faute morale spécifiée, pas plus que le pauvre ne s'y voit considéré comme un homme juste. Tout au plus, le riche n'a pas perçu qu'il devait renoncer à sa situation, et, en prenant en charge le pauvre, devenir pauvre à son tour, c'est-à-dire renoncer à une richesse et un confort auxquels il n'avait aucun droit, et qu'ayant reçu, il avait mission de gérer, selon le plan de Dieu, et non pas pour lui-même, en le partageant. Jésus, nous le savons, apprécie la valeur de l'obole d'une veuve qui donne tout son nécessaire, et donc bien plus que les grosses sommes de ceux qui ne partagent que leur superflu (Luc, 21, 1 - 4).

A partir du verset 27 s'ouvre un second épisode de cette histoire, dans une reprise du dialogue, déjà commencé, entre le riche et Abraham. Dialogue qui montre que le fait pour le riche d'être resté insensible à la situation de Lazare ne correspondait pas à l'enseignement de Moïse et des Prophètes, donc à l'enseignement de l'Ancien Testament, ni à l'enseignement de Jésus

Le fait que le riche donne le nom de "Père" à Abraham n'en fait pas pour autant un fils d'Abraham, et donc un membre de l'Israël nouveau que Jésus reconstitue par son ministère. Reconnaître Abraham pour Père ne signifie rien pour le riche qui n'a pas produit les fruits d'un amour plein de tendresse à l'égard du pauvre, fruits qui auraient manifesté son désir de sortir d'une vie à partir de soi, et centrée sur soi, dans un aveuglement total.



Seigneur Jésus,
tu nous as non seulement laissé le témoignage du dénuement le plus complet,
que tu as vécu en ta mort sur la croix, après avoir conduit ton ministère
comme un nomade qui n'avait "pas une pierre où reposer la tête",
mais tu nous as laissé également, dans ton enseignement,
un message radical sur la richesse et la pauvreté,
nous précisant que nul ne pouvait servir à la fois deux maîtres,
Dieu et l'Argent, et nous proclamant sans nuances, dans l'Evangile de Luc :
"Bienheureux les pauvres... Malheureux, vous les riches" :
fais-moi comprendre, comme il nous est rapporté dans le cantique,
mis dans la bouche de Marie, ta Mère, que "Dieu comble de biens
les affamés et renvoie les riches les mains vides", ou encore,
comme en témoigne Paul, ton Apôtre, que "tu t'es fait pauvre
pour nous enrichir de ta pauvreté", que, par ces Paroles
vraiment révolutionnaires, tu m'invites à changer de vie
en me dépossédant réellement des biens que j'ai reçus.
Donne-moi donc d'en mesurer toute la portée et d'essayer de mieux
les mettre en pratique dans mon existence de chaque jour. AMEN.


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MESSAGE de l'Evangile

Marie, future mère de Jésus, est fiancée à Joseph, de la maison de David, sans pourtant partager la vie commune avec lui. Jésus est donc proclamé "Fils de David", pour un règne sans fin, ainsi que "Fils du Très Haut" et "Fils de Dieu". Sa conception se fera par l'action de l'Esprit
Saint, Joseph n'y jouant aucun rôle. Le nom de "Jésus" est donné à l'enfant qui va naître de Marie, par l'envoyé de Dieu, dès avant sa
naissance.


Derrière tous ces éléments se trouve, semble-t-il, une ancienne tradition, liée à une base "historique", nous informant que Marie se trouva enceinte de Jésus, avant d'avoir "connu" des relations sexuelles avec Joseph.

Ce qui veut dire que la conception de Jésus par Marie est virginale, et se réalise dans la puissance de l'Esprit Saint.

Jésus est proclamé "Fils du Très Haut", occupant le trône de David pour un règne sans fin, et il naît d'une femme vierge avec la collaboration de l'Esprit Saint.

En réponse à l'appel de Dieu, la foi de Marie est ici fortement soulignée; Elle est pour nous le "modèle" des croyants

Marie est, tout au long de cette page, l'objet de la "grâce" gratuite de Dieu, associée à la présence de l'Esprit Saint : elle a la faveur de
Dieu, a trouvé grâce auprès de lui, l'Esprit Saint viendra sur elle, la puissance du Très Haut la couvrira de sa nuée, et ce qui lui est annoncé
montre que rien n'est impossible à Dieu.


Comme Marie a été appelée par Dieu, nous sommes également, dans le mystère du salut de Dieu achevé en Jésus le Christ, appelés et transformés par le Seigneur, selon son Esprit Saint, et le don de la grâce gratuite de Dieu, absolument sans aucun mérite de notre part. "Tout est grâce"

Seigneur Jésus,
C'est par ton, "OUI" permanent au Père, que tu nous as transmis par ton Esprit Saint,
que nous sommes rendus capables, à notre tour,
d'inclure notre propre essai de dire "OUI" dans ton "OUI" total et définitif :
donne-moi de toujours mieux accueillir ton "OUI" au plus profond de moi-même,
pour le faire sans cesse le lieu de ma propre réponse,
avec un coeur de "pauvre" et une bonne conscience. AMEN.

Nous aujourd'hui à l'exemple de maman Marie



Faisons la volonté de Dieu.
Marie a vécu pour accomplir la volonté de Dieu ; telle est sa leçon de sainteté pour nous. Marie veut faire la volonté de Dieu. La volonté de
Dieu est son guide, son but. Elle veut rendre heureux Notre Seigneur par tout ce qu’elle fait. Quand l’ange Gabriel la rencontre, elle ne fait
rien de particulier, rien de spectaculaire ; elle est simplement fidèle au plan de Dieu sur elle. Elle « occupe la première place parmi ces
humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut dLui avec confiance » (CEC, 489).

Faisons confiance au Seigneur et il agira
« Comment cela se fera-t-il ? » Est-ce que cela va vraiment se passer ? Mais c’est le plan de Dieu. C’est Lui qui est à l’origine de notre
salut. « Le regard de la foi peut découvrir, en lien avec l’ensemble de la Révélation, les raisons mystérieuses pour lesquelles Dieu, dans son
dessein salvifique, a voulu que son Fils naisse d’une vierge » (CEC, 502). Les voies de Dieu ne sont pas nos voies. C’est sa volonté que le
Fils de l’Homme vienne au monde. Marie est abasourdie que Dieu veuille qu’elle soit la mère de son Fils, pourtant elle croit. Pourquoi elle et
non pas quelqu’un d’autre ?


« Qu’il me soit fait selon votre parole »
Marie croit que c’est la volonté de Dieu pour elle. Dieu est tout pour Marie, et elle ne veut qu’une chose, lui plaire. Il est tout pour elle
et avec lui rien n’est impossible. « La Vierge Marie a toujours été proposée par l’Eglise à l’imitation des fidèles...parce que, dans les
conditions concrètes de sa vie, elle a adhéré totalement à la volonté de Dieu, elle a accueilli la parole et l’a mise en pratique, elle a été
inspirée dans son action par la charité et l’esprit de service : en résumé, elle fut la première et la plus parfaite disciple du Christ.
Tout cela a une valeur exemplaire universelle et permanente. »

(Paul VI,Encyclique Marialis Cultus n°35, 1974)



Seigneur, tu m’as donné Marie comme Mère et modèle de vie. Tu me donnes en exemple ses nombreuses vertus, spécialement l’obéissance et l’humilité. Par cette prière, je voudrais contempler Marie afin de
l’aimer davantage. Par cette prière, je voudrais mieux comprendre comment mettre ses vertus en pratique dans ma vie. Seigneur, comme j’ai de la chance d’avoir une mère comme Marie, elle qui accepte de changer ses plans pour mon bien. Je veux apprendre par son exemple. Aide-moi à imiter son exemple d’humilité et d’obéissance afin que je puisse aussi suivre ta volonté dans ma vie, comme elle l’a fait.


d'aprés différentes sources
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MESSAGE de la 1ère Lecture

Ce texte comporte d'abord une prière adressée au Seigneur pour son peuple puis concernant les autres nations,: le prophète supplie le Seigneur de se comporter vraiment en bon pasteur de son troupeau, et de lui rendre sa prospérité,dans les conditions d'abondance et de fécondité de jadis. En effet, l'histoire du passé d'Israël constitue bien un "mémorial" de ce que Dieu a fait de façon magnifique pour son peuple au temps de l'Exode, "mémorial" qui devient une "garantie" de ce que Dieu peut encore accomplir.

Par contraste, les nations découvriront ainsi la puissance de Dieu et prendront peur. Elles connaîtront désormais la honte et l'impuissance.

Les versets 18 - 20 sont une hymne au Seigneur, dont toute l'originalité ici proclamée tient dans sa capacitéunique de pardon et de miséricorde. Puisque le peuple a enfin confessé son péché, la bénédiction de Dieu lui est rendue avec autant d'amour et de tendresse de la part du Seigneur que jadis, car Dieu est fidèle.

Ainsi se termine le Livre de Michée, belle conclusion d'un message prophétique qui a tant insisté sur le péché de ce peuple qui était
devenu infidèle à son Dieu.


Seigneur Jésus,
toi seul, nous as-tu dit, es le Bon Berger
qui nous conduit vers le Père
en prenant tous les risques, et en donnant
un sens définitif à toutes nos démarches,
toi seul nous as acquis le pardon de Dieu dans le don de l'Esprit,
qui insère en notre coeur ta capacité d'être vrai et d'aimer :
apprends-moi à ne jamais chercher aucun autre guide que toi
pour aller à Dieu, et à devenir davantage ton disciple,
qui reproduit ton image, en faisant miens tous tes comportements,
en gestes et paroles,de façon à témoigner de ta présence
et de ton action, que je rends visibles à travers ma vie. AMEN.

MESSAGE de l'évangile
Jésus, par cette parabole, se situe dans un contexte biblique de récits qui mettent en scène deux frères, et où le plus jeune l'emporte sur l'aîné. Voir, par exemple, Esaü et Jacob (Genèse, 25, 27 - 34 et 27, 1 - 36), ou l'histoire de Joseph (Genèse, 37, 1 - 4). La parabole de Jésus renverse la situation : l'enfant prodigue est tout le contraire d'une réussite, et le fils aîné n'est pas dominé par son cadet, mais invité au festin.

Cette belle parabole lance un véritable défi : est-ce que les bons pratiquants de la religion, qui se croient justes et essaient de vivre avec rectitude, vont accepter d'entrer dans la salle du banquet pour se réjouir avec les pécheurs que Dieu est heureux d'avoir admis dans sa
compagnie ?

D'entrée de jeu, Luc, au début de ce chapitre 15 de son Evangile, avait indiqué le pourquoi de cette parabole, dans laquelle il révèle l'infinie, et toujours surprenante, miséricorde de Dieu : il s'agit d'illustrer l'attitude de Jésus que rejoignent les publicains et les pécheurs
(représentés par l'enfant prodigue), attitude dont s'offusquent les Pharisiens et les scribes qui récriminent contre lui (représentés par le fils aîné).

Accolée aux deux paraboles qui la précèdent dans ce même chapitre, cette parabole achève de nous montrer que, pour Dieu, le pardon, la miséricorde, la réconciliation, offerts au pécheur qui est loin, sont une priorité absolue dans l'ordre du salut qu'il propose àtoute l'humanité, qui ne peut être sauvée que par sa gracieuse grâce.

C'est dire que cette parabole doit être intitulée "le père et ses deux fils",et non pas seulement "l'enfant prodigue", car les trois personnages
sont absolument nécessaires à son interprétation.

Le "fils prodigue" est celui qui, pour satisfaire ses désirs d'indépendance et de plaisir, a raté sa vie et ruiné son existence, et ce, de par sa volonté propre. En être réduit à garder les porcs signifie être tombé dans les bas fonds du paganisme, le "porc" étant le symbole de l'apostasie et l'emblème de la Rome païenne. Dans sa misère, le fils se repent, reconnaît son péché, s'estime indigne d'être considéré comme un fils de son père, va demander à devenir son ouvrier.

Repentance partiellement intéressée, car encore trop centrée sur sa situation, et ce qu'il a accompli, sur ce qu'il a perdu, sur le confort partiel qu'il compte ainsi retrouver, et qui le sortira de sa misère. C'est dans cet esprit et cette perspective qu'il retourne vers son père, et un accueil totalement inattendu.

Le "fils aîné" est le juste sourcilleux, qui fait tout bien, et qui le sait, et s'estime ainsi digne d'une récompense à laquelle les pécheurs n'ont pas droit. Il ne veut donc pas accepter que son frère "mort" soit rendu à la vie, et soit de nouveau son frère, d'où ses mots cinglants de mépris : "ton fils que voilà", même si son père l'en supplie, en lui disant que cet homme est bien son "frère" perdu et retrouvé.

L'attitude du "père" est révélatrice de celle de Dieu : il s'abaisse en courant (cela ne se fait pas quand unhomme a souci de sa dignité), se précipitant vers son fils misérable, encore loin, et il l'accueille le plus chaudement possible, et selon tout un cérémonial de fête et de reconnaissance : une robe, une bague, des sandales, pour montrer que son fils est passé de l'esclavage à la liberté, ainsi que le "veau gras", signe de la très grande fête. Et cela, gratuitement, par amour miséricordieux : ce que signifient les baisers de l'accueil.

Dieu est vraiment celui qui, par Jésus, vient sauver ceux qui étaient perdus.

Seigneur Jésus,
à écouter ta parabole du père et de ses deux fils, nous demeurons
muets et confondus devant la révélation d'une telle miséricorde,
dont nous n'aurions jamais pu soupçonner l'ampleur infinie,
et tu nous fais comprendre que cet accueil de Dieu,
qui nous aime à ce point, est bien ce que tu es venu nous annoncer
comme la Bonne Nouvelle définitive qui éclaire notre vie,
et accomplir par ton témoignage d'obéissance au Père,
d'accueil et de pardon de tous ceux qui s'approchent de à toi,
ou te rejettent, ou, finalement, te mettent à mort :
accorde-moi de m'émerveiller toujours d'une telle découverte,
que j'ai à renouveler chaque jour, et délivre-moi de toute tendance
ou tentation d'exclure ceux qui, à juste titre , me paraissent avoir
un comportement de pécheurs, mais dont tu me dis que le Père,
en sa miséricorde, les traite vraiment comme ses enfants bien-aimés,
qu'il introduit dans sa fête et sa proximité lumineuse. AMEN.


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MESSAGE de la 1ère Lecture

Parmi toute une série de miracles attribués au Prophète Elisée, se trouve cette guérison, et conversion, du général Syrien Naaman. Il se rend auprès du Prophète, en grand de ce monde, avec son char et un certain nombre de serviteurs, s'attendant à une séance solennelle de guérison effectuée par Elisée, alors que ce dernier, sans même se déranger pour ce général (qui, en fait, était un ennemi d'Israël), se contente de lui faire dire par un messager d'aller se baigner 7 fois dans le Jourdain.

Froissé dans son orgueil, Naaman refuse d'abord de se conformer à la parole du Prophète, mais se laisse persuader d'y souscrire par ses serviteurs. et consent finalement à une démarche d'humilité qui le conduit à la guérison et à la conversion au Dieu d'Israël.

C'est donc à la façon d'un croyant qu'il s'en revient trouver Elisée, pour rendre grâce de sa guérison, et manifester sa foi en Yahvé, à propos de laquelle il demande, et obtient du Prophète, de pouvoir la pratiquer dans son pays païen, sans cesser pour autant d'accompagner son roi au temple païen dans le cadre de ses fonctions officielles. Il précise néanmoins qu'il ne rendra désormais de culte de prière et de sacrifice qu'au seul Dieu d'Israël, et ce, dans un sanctuaire privé qu'il va se constituer avec de la terre d'Israël, qu'il demande de pouvoir emporter avec lui en Syrie.


Remarquons également la netteté avec laquelle Elisée refuse tout don de Naaman, en remerciement ou en échange de sa guérison : le Prophète agit au nom de Dieu, qui propose toujours son salut et ses dons gratuitement.

Seigneur Jésus,
tu as été le témoin suprême et définitif de la gratuité de Dieu qui,
au terme de l'histoire du salut, tout au long de laquelle il avait choisi
d'accompagner la descendance d'Abraham, t'a envoyé proclamer et réaliser,
en toutes tes démarches de miséricorde et ton engagement
fidèle jusqu'à la mort, l'inauguration de son Royaume de la fin des temps
dans la transformation radicale de nos coeurs et de nos esprits :
ne permets pas que je "banalise" ta mission et les dons que tu me fais
dans ton Esprit Saint, que je m'habitue à ton Evangile, dont je ne percevrais plus
la permanente jeunesse et nouveauté, et que, de ce fait, ta rencontre dans la foi
perde de sa force et de sa lumière dans mon existence quotidienne de disciple. AMEN.


MESSAGE de l'Evangile
Comment Jésus se situe et se comporte dans la synagogue de Nazareth ? D'abord, en enfant du pays, qui renoue avec ses habitudes, en laïc Juif pratiquant et actif qui participe au culte du Sabbat, en y faisant la lecture de la Parole. Mais Jésus se sait aussi regardé,"interrogé", jouissant d'une réputation pour ce qu'il a déjà accompli ailleurs, à Capharnaüm en particulier, et qui, en fonction de sa mission, va parler
vrai à ses concitoyens de Nazareth, pour leur demander d'avoir foi en lui, pour essayer de leur faire comprendre sa "différence", le sens
nouveau de ses actions et paroles : il n'est pas un distributeur de cadeaux et de bienfaits, il annonce l'accomplissement en lui de toutes
les promesses de Dieu par des paroles et des signes de salut adressés à tous les hommes, même au-delà d'Israël, et, à plus forte raison, de
Nazareth. En dépit de sa proximité ("n'est-il pas le fils de Joseph ?"),il n'est pas question qu'il se laisse récupérer par les gens de son village, il est vraiment quelqu'un d'ailleurs. Après un accueil initial aussi enthousiaste que superficiel, les gens de Nazareth vont le rejeter
totalement et même tenter de le "supprimer".

Jésus se présente ici comme l' accomplissement d'un salut de Dieu pour toutes les nations. Les gens de Nazareth sont remplis de colère à l'égard de Jésus, lorsqu'il leur explique clairement, en citant les exemples d'Elie et Elisée, que la "grâce"de Dieu, qu'il annonce et accomplit ne leur est pas réservée "exclusivement", comme un privilège particulier qui n'appartiendrait qu'à Israël.

La grâce et le salut de Dieu sont inconditionnels : les gens de Nazareth, et, à travers eux, Israël, ne peuvent plus, en Jésus qui accomplit toutes choses, revendiquer un traitement particulier : la promesse de Dieu à Abraham, précisant qu'en lui seront bénies toutes les nations de la terre (Gen. 12, 1ss), se trouve également accomplie.
Avec la mort-résurrection de Jésus, nous croyons que Dieu vient en Jésus ressuscité, présent dans l'Esprit-Saint, chez nous, demeurer avec nous,mais c'est pour nous inviter à "aller notre chemin", à notre tour, comme lui, et avec lui. Ce qui suppose que nous nous quittions nous-mêmes, sortions de nous-mêmes, en nous dépossédant de nous-mêmes, dans la foi de celui ou de celle qui se laisse conduire pour vivre le don de soi et le service croissant de ses frères et de ses soeurs, à la façon de Jésus.

De plus, Jésus n'est pas plus notre possession qu'il ne l'était des gens de Nazareth, même si nous croyons en lui : en effet, plus nous avons la conviction qu'il n'y a plus désormais ni Juif,ni Grec, ni esclave, ni homme libre, ni homme ni femme, comme Paul l'écrit à plusieurs reprises, plus cela veut dire qu'il n'y a plus que Christ "tout en tous" (Colossiens, 3, 11 et Galates, 3, 27 - 28), et plus nous devons croire qu' il "demeure" en nous vraiment, la qualité et l'intensité de sa présence étant liée, non pas à nous, mais à la gratuité absolue du don qu'il nous fait de lui-même et du Père, dans l'Esprit Saint.


Seigneur Jésus,
tu demeures d'autant plus en nous que tu "passes"
en notre vie pour nous ouvrir à la totalité
de ta mission auprès de ceux qui sont les plus loin,
et que tu nous envoies jusqu'aux extrémités de la terre
témoigner de la Bonne Nouvelle de ton salut,
en nous quittant nous-mêmes et en prenant
tous les risques pour manifester ta vérité et ta miséricorde :
aide-moi à me désenclaver de mes habitudes, fussent-elles spirituelles
et les meilleures, pour aller mon chemin sur ton chemin,
porteur aujourd'hui de la révélation que, par toi, et dans ton Esprit,
Dieu est toujours avec nous, présent et agissant
dans tous les méandres de notre histoire, pour en faire
le lieu où rayonnent ta Parole et ton engagement. AMEN.




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