Présentation

  

Mot latin ignifiant « un espace de trois jours » (tres : « trois » et dies : « jour »). Le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi Saint  au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion (cf. Mt 12, 40 ; 26, 61 ; Jn 2, 19) dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

Le mot « triduum » désigne aussi trois jours d’une prière plus ins­tante

Triduum = “trois jours”. Lors de ces trois jours, nous célébrons le passage de Jésus, de ce monde à son Père, qui est donc à la fois la Source de son être et de toute chose, et sa “destination” finale. C’est ce que nous dit saint Jean dans son évangile, par cette phrase qui revient pour nous comme un refrain : « Au moment de passer de ce monde à son Père, Jésus disait à ses disciples... ».


Avec la messe qui se célèbre le soir du Jeudi de la Semaine Sainte, l’Eglise entre dans les trois jours saints de la liturgie de Pâques. L’unique messe du Jeudi Saint, célébrée « en mémoire de la Cène du Seigneur », est tout orientée vers les mystères de l’Eucharistie, de l’institution de l’Ordre sacerdotal et du commandement de la charité fraternelle.

la messe du soir du Jeudi saint faite en mémoire de la Cène au cours de la quelle Jésus institua l’Eucharistie (la messe). On lit le récit de la Pâque juive avec l’agneau pascal (Exode 12,1-14), puis le texte de St Paul sur le repas du Seigneur (1 Cor. 11,23-26) et l’Évangile du lavement des pieds (Jean 13,1-15) Pendant cette lecture, le célébrant lave souvent devant l’autel les pieds de quelques fidèles. Après la célébration, l’Eucharistie est transportée solennellement en un lieu que l’on nomme "reposoir" où l’on peut se recueillir en méditant l’agonie de Jésus à Gethsémani et son appel "veillez et priez".

:    Le vendredi saint, nous faisons mémoire de la croix du Christ et nous affirmons que Jésus, en son sacrifice, lors de l’office de la fin de l’après midi et du chemin de croix à trois heure. Le vendredi Saint est la source de tout l’événement du Salut. En passant de ce monde à son Père, par sa mort, Jésus ouvre pour nous son côté d’où coulent l’eau et le sang 

 

Le Samedi saint en journée il ne se passe rien. Il n’y a pas de liturgie sacramentelle, pas d’Eucharistie surtout. Nous faisons mémoire du Christ au tombeau en silence. On ne célèbre ni baptême, ni mariage ce jour-là. La célébration de la résurrection commence le samedi soir à la Veillée Pascale.

Dans la nuit de la Vigile pascale, le silence est rompu par le chant de l’Exsultet, et la nuit est vaincue par la flamme du cierge pascal qui se propage de cierge en cierge parmi les fidèles. Dans cette nuit de Pâque, en célébrant la résurrection du Christ, nous affirmons que tous les hommes sont appelés à ressusciter à sa suite, et que la création est appelée à être transfigurée en lui. Tel est le sens de la liturgie de la lumière : le cierge pascal représente le Christ ressuscité qui vient illuminer notre nuit de sa joie et de sa résurrection. Sa lumière se propage dans l’Église cette nuit comme elle se propage dans le monde, depuis la Pentecôte, par la foi des baptisés. La vigile pascale est mémoire du salut depuis la création jusqu’à la fin du monde. La grande liturgie de la Parole de cette nuit nous offre neuf lectures, sept de l’Ancien Testament, deux du Nouveau. La première nous rappelle que Dieu a créé le monde par sa parole : « Dieu dit que la lumière soit, et la lumière fut. » Tout au long de l’histoire d’Israël (les six autres lectures), Dieu accomplit pour son peuple les gestes du salut. Et lorsque les temps sont accomplis, Dieu sauve le monde par son propre Fils, Jésus, le Verbe incarné, la Parole éternelle en qui il a créé le monde devenue l’un d’entre nous. Ces lectures font entendre aux chrétiens l’unité de la parole de Dieu dans son déploiement biblique, et l’unité de son action dans son développement historique. L’Église choisit cette nuit pour baptiser les catéchumènes parce que la liturgie baptismale réalise ce que la foi affirme, c’est-à-dire que Jésus est le premier né d’entre les morts, le premier homme à passer de l’ombre de la mort à la lumière de la vie, afin qu’elle puisse faire naître à cette vie nouvelle d’enfants de Dieu les hommes sauvés par son sacrifice pascal.

nous célébrons la résurrection du Christ. En fait, la résurrection du Seigneur est célébrée pendant cinquante jours, jusqu’à la Pentecôte, ce temps pascal étant comme un seul jour où le Christ, Agneau offert en sacrifice et ressuscité d’entre les morts envoie l’Esprit Saint. Le dimanche de Pâques, jour du tombeau vide, nous entendons la parole de l’Ange : « Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est Vivant ! »   « Pâques » signifie « passage » : par ce passage de la mort à la Vie, le Christ a sauvé l’Homme du péché et l’a appelé à la vie éternelle. La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour-là est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie.

Dans le Triduum, on ne célèbre pas successivement de façon séparée la Cène, la Passion, la Croix, le Tombeau, puis la Résurrection, mais bien ce mouvement du Fils de Dieu vers son père, sa Pâque, son passage qui ouvre le passage à toute l’humanité et à toute la création. Élevé sur la croix vers le Père, le Christ reçoit le coup de lance qui lui ouvre le côté. Il en sort de l’eau et du sang. Là est la source du Salut pour les hommes. Avec le Christ, c’est l’ensemble du peuple des rachetés qui effectue son passage vers le Père. L’unité du Triduum doit être célébrée et vécue comme telle. Cette unité apparaît mieux quand on compte les jours à la manière de la Bible. Le jour biblique commence le soir au coucher du soleil et s’achève le lendemain soir. Aussi le Triduum ne correspond-il pas à proprement parler avec “nos jours saints”, qui d’ailleurs sont au nombre de quatre et non de trois : jeudi, vendredi, samedi et dimanche. En fait, le premier jour du Triduum, celui de la Passion, commence le jeudi soir et comprend toute la journée du vendredi jusqu’à la mise au tombeau. Le deuxième, jour du Tombeau, commence donc vendredi soir et se prolonge jusqu’à la vigile pascale, samedi soir. Enfin, le troisième jour, jour de la résurrection, commence dans la nuit du samedi au dimanche et comprend tout le dimanche.

 

sources:

http://aiderpretres.cef.fr/services_aux_paroisses/reperes_liturgiques/le_jeudi_saint/

http://qe.catholique.org/temps-liturgiques/9646-qu-est-ce-que-la-semaine-sainte-le-triduum

http://mlambret.free.fr/article.php3?id_article=469



 

 

 


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