Avril 2011

Parole et méditation du 1 avril:

Tous les chrétiens sont appelés à la sainteté

MESSAGE de la 1ère Lecture

Cette page est construite en deux temps, à la façon d'un rite de liturgie pénitentielle : d'abord le peuple proclame son repentir, et ensuite il
reçoit l'assurance du pardon de Dieu par l'intermédiaire du Prophète.


Le message d'Osée se termine ainsi sur une note d'espérance, fondée sur la certitude que Dieu aime son peuple. Le Prophète convoque donc le peuple, et l'invite d'abord au repentir, puis il lui communique la promesse d'amour qui est la réponse de Dieu. L'Alliance est rencontre de
Dieu et dialogue. En conséquence, revenir au Seigneur, se restituer dans l'Alliance qu'il a offerte, lui redire "C'est toi notre Dieu", nous
introduit à une nouvelle communication de sa Parole. Alors le Seigneur nous répond en ouvrant nos yeux sur toute l'étendue de ce qu'il nous
donne, c'est-à-dire la vraie vie, dans la proximité retrouvée.


L'Alliance avec Dieu nous est présentée comme guérison, don gratuit de son amour, capacité de porter du fruit et de mener une vie de qualité, car notre Dieu est le seul vrai Dieu qui procure la vie, ce que ne peuvent faire les idoles que nous choisirions. Nous avons donc à compter sur lui, et non pas sur nos forces humaines, nos méthodes personnelles, ou nos moyens techniques. Le "OUI", qui vient du coeur et qu'exprime notre parole, devient le plus beau des sacrifices que nous puissions lui offrir. Le signe de la Vérité de Dieu, et dont sont incapables nos idoles, c'est la compassion miséricordieuse.

Pour nous, chrétiens, la preuve que Dieu nous a aimés le premier (1 Jean, 4, 9 - 10), c'est que le Christ est mort pour nous, pécheurs, et nous a ainsi réconciliés avec Dieu (Romains, 5, 6 - 11). Ainsi s'est manifestée la richesse de la miséricorde du Seigneur, dont seule la grâce gratuite nous sauve (Ephésiens, 2, 4 - 10).

Nous sommes pécheurs chaque fois que nous l'oublions pour nous appuyer d'abord sur nous-mêmes et notre expérience, fût-elle spirituelle.




Seigneur Jésus,
ce n'est pas nous qui t'avons choisi, mais bien toi qui nous as choisis,
pour que nous allions, que nous portions du fruit, et que ce fruit demeure
comme le signe de notre identité de disciples, car, as tu précisé,
c'est à nos fruits que l'on nous reconnaîtra, ces fruits ne pouvant,
et devant, être que ceux de l'amour fraternel, que nous sommes appelés
à laisser ton Esprit Saint produire en nous :
apprends-moi à relire davantage mon existence selon la vérité de ce que
tu me proposes, et de la façon selon laquelle je réponds à toutes tes avances
et aux dons gracieux de l'amour que, par toi, et dans la réalité de ton Esprit,
Dieu ton Père dépose en moi, afin que je vive en reproduisant ton image
dans tous les détours de mon histoire personnelle de chaque jour. AMEN.


MESSAGE de l'Evangile


Pour
Jésus ] l'important, c'est d'abord l'attitude intérieure :c'est de tout son être qu'il faut aimer Dieu, et c'est comme soi-même qu'on doit aimer son prochain.

Le Scribe qui interroge Jésus fait preuve d'une attitude réceptive à la Parole de Jésus, et d'un sincère désir d'apprendre, si bien que la controverse devient écoute de l'enseignement de Jésus.

La question ainsi posée à Jésus sur le 1er des commandements était souvent posée aux Scribes et docteurs de la Loi.

Les premiers chrétiens ont interprété la réponse de Jésus comme une insistance sur le seul aspect "éthique" (attitude devant Dieu, les
autres et soi-même) de la Loi Juive, et qui n'en reprend pas les préceptes rituels.


Les quatre noms cités au verset 30 pour circonscrire notre amour de Dieu : le coeur, l'âme, l'esprit, la force,traduisent la nécessité que nous avons d'aimer Dieu avec tout ce que nous sommes, selon toutes nos capacités et expressions humaines.

Le Scribe qui interroge Jésus, loin de faire preuve d'hostilité comme cela avait été le cas lors des questions précédentes posées à Jésus, va dans le sens de la réponse qu'il a entendue de Jésus, en mettant l'authenticité de la vérité intérieure de l'homme au dessus des actes
du culte liturgique, et en écho aux textes de 1 Samuel, 15, 22 et du Prophète Osée, 6, 6.


La réponse de Jésus commence par la confession de la grande prière Juive que "Dieu est l'unique", confession que le Scribe reprend également après la réponse de Jésus, et qui "situe" le caractère primordial et unique du commandement d'aimer Celui qui est à ce point l'unique Dieu au delà de tout, et dont nous recevons tout, et auquel nous devons tout.

On comprend que Jésus ait apprécié la reprise qu'a fait le Scribe de ses paroles et l'ait situé "proche" du Règne de Dieu en sa vie.

Jésus nous renvoie une fois de plus à l'essentiel, au fondement de ce qu'il a appelé "le culte en esprit et en vérité" (Jean, 4, 23 - 24), et que
Paul, à sa suite, nous présente à sa manière (Romains, 12, 1 - 3).

Vivre ce premier et grand commandement nous situe vraiment à la racine de notre "vivre selon Jésus". Comme lui, nous avons à aimer Dieu en cherchant toujours, et de plus en plus, à faire sa volonté (Jean, 5, 30). Et c'est cette qualité d'obéissance au désir de Dieu qui nous
permet de nous tourner vers les autres avec miséricorde, pour les mettre debout, comme Jésus l'a si bien fait tout au long de son ministère.


Seigneur Jésus,
tu es notre Maître de vie :
ce que tu annonces par ta Parole, tu le vis en profondeur
comme ton engagement à tout instant vers le Père et le service
de tes frères et soeurs en humanité, et tu te
révèles vraiment comme le chemin de la Vérité et de la Vie :
mets en moi cette cohérence unique, qui fait que plus j'aime Dieu
et le prie, plus je me trouve porté à ma tourner vers tous
les membres de notre humanité, que je rencontre
chaque jour sur ma route. AMEN.

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Parole et méditations du 2 Avril:

Car c'est l'amour que je désire, et non les sacrifices,

Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé

Aujourd'hui, à nous qui sommes immergés dans la culture de l'image, l'Évangile qui
nous est proposé a un contenu particulièrement fort. Mais procédons par étapes.

Dans le passage que nous contemplons, nous voyons que
dans une personne se trouve un nœud de trois cordes, si bien qu'il est
impossible de le défaire en négligeant l'une ou l'autre. La première
nous relie à Dieu; la deuxième aux autres; et la troisième à nous-mêmes.
Notons bien ceci: ceux auxquels s'adresse Jésus «étaient convaincus
d'être justes et méprisaient tous les autres» (Lc 18,9), de sorte qu'ils
priaient mal. Les trois cordes vont toujours ensemble!


Comment les mettre correctement en relation? Quel est le secret pour défaire le
nœud? La conclusion de cette parabole incisive nous le dit: l'humilité.
Comme sainte Thérèse d'Avila l'expliquait: «L'humilité, c'est la vérité».

C'est sûr: l'humilité nous permet de reconnaître ce que nous sommes vraiment.
Ne pas nous gonfler de gloire, ne pas non plus
nous mépriser. L'humilité nous fait reconnaître pour tels les dons que
nous avons reçus et nous permet de présenter à Dieu notre travail de la
journée. L'humilité reconnaît aussi les dons des autres. Mieux, elle s'en réjouit.


Enfin, l'humilité est aussi la base de notre relation avec Dieu.
Songeons que, dans la parabole, le pharisien mène
une vie irréprochable, avec des pratiques religieuses hebdomadaires; il
va même jusqu'à faire l'aumône! Mais il lui manque l'humilité et cela envenime tous ses actes.

La Semaine Sainte s'approche. Bientôt nous contemplerons —une fois de plus!— le Christ sur la Croix: «Le
Seigneur crucifié est un témoignage insurpassable d'amour patient et
d'humble mansuétude» (Jean-Paul II). Nous y verrons comment, à la
supplique de Dimas —«Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras avec
ton Royaume» (Lc 23,42)— le Seigneur répond par une
canonisation-éclair: «En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec
moi dans le Paradis» (Lc 23,43). Ce personnage, qui était un assassin,
est en fin de compte canonisé par le Christ lui-même avant de mourir.

C'est un cas inédit et, pour nous, une consolation…: la sainteté, ce n'est
pas nous qui la “fabriquons”, c'est Dieu qui l'octroie s'il trouve en nous un cœur humble et contrit.

Commentaire: Abbé David COMPTE i Verdaguer

Seigneur Jésus,
lorsque tu rends grâces au Père en ta prière,
c'est pour avoir caché les mystères du Royaume aux sages et aux puissants
et les avoir révélés aux tout-petits, c'est-à-dire à ceux qui sont
suffisamment pauvres d'eux-mêmes pour se reconnaître
en "manque" face à Dieu, et ainsi disposés à accueillir comme un don
l'annonce et la communication du salut de Dieu :
aide-moi à savoir repousser toute tentation de ressembler au "Pharisien"
que tu nous décris dans ta parabole, en refusant d'être satisfait de moi-même
dans ma relation à toi, et ma pratique, toujours insuffisante,
de ta Parole et de l'imitation de ta manière de vivre dans la vérité totale,
ainsi qu'en évitant de me comparer à mes frères et soeurs pour les juger,
les regarder de haut, et, à plus forte raison, les mépriser. AMEN.

Parole et méditations du 4 Avril:

« L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite »


MESSAGE de la 1ère Lecture
Voici une de ces pages du prophète Isaïe nous présentant le salut de Dieu, l'achèvement des relations entre Dieu et son peuple, comme une "création nouvelle".

Cette création nouvelle embrasse à la foi tout l'univers (résumé dans "la terre et le ciel"), et tout le salut du peuple d'Israël, représenté ici par Jérusalem, et affectant tous les aspects de la vie du peuple de Dieu, qui se trouvent transfigurés en une réalité transformée, qui procure joie et allégresse.

Finis désormais les cris et les pleurs, la mort des nouveaux-nés ou d'autres décès prématurés. De même l'on connaîtra une ère de stabilité permanente qui permettra de construire des habitations qui dureront et de récolter avec profit ce que l'on aura
cultivé.

Le prophète nous invite à porter notre regard vers l'avenir que Dieu, créateur et sauveur, réserve à son Peuple. Il ne faut donc plus se
tourner vers l'arrière ou le passé !


Seigneur Jésus,
ressuscité d'entre les morts, debout à la droite du Père,
présent en nos coeurs par ton Esprit Saint qui nous configure
à toi dans une nouvelle création de tout notre être, le don d'un "coeur nouveau",
et l'inauguration du partage que tu nous fais de ta vie divine :
donne-moi de ne jamais me détacher de ta présence et de ta Parole,
qui me transmettent et m'interprètent ce que tu as commencé
de réaliser et d'achever en ma vie, et dans la vie de tous mes frères et soeurs. AMEN.


MESSAGE de l'Evangile
A deux reprises, dans ce passage, l'Evangéliste rappelle le 1er signe effectué à Cana, à savoir le changement de l'eau en vin

Dans les 2 cas, qui se passent dès l'arrivée de Jésus en Galilée, la trame du récit est la même. La mère de Jésus et le fonctionnaire royal
demandent d'abord à Jésus d'intervenir, mais, dans les 2 cas, se heurtent à une réponse négative de Jésus . Cependant, quand ils insistent tous les deux, Jésus répond favorablement à leur requête . De plus, chaque fois, le miracle est décrit à travers les réactions des gens qui le constatent , et qui viennent à croire en Jésus


Jésus nous est présenté ici comme réussissant sa mission en Galilée : on croit en lui, par contraste çà ce qui s'est passé en Judée, d'où il vient

Surtout, Jésus nous est révélé ici comme source de vie! Mais, autre élément très important, cette vie qu'il nous offre ne nous est accessible que par la foi.

Si le fonctionnaire royal est un païen, nous découvrons que la foi en Jésus se répand non seulement, comme juste auparavant, chez les Samaritains schismatiques, mais également chez les païens.

Le fonctionnaire royal est d'abord critiqué avec tous ceux qui veulent voir des signes et des prodiges. Mais lorsque Jésus lui annonce, à distance de chez lui, la guérison de son fils, sans qu'il puisse d'abord la contrôler, il croit à la parole de Jésus sans avoir vu

Lorsqu'il constate le miracle de guérison accompli par Jésus, sa foi en est confirmée, et, par son témoignage, il la partage à tous les gens de sa ma
ison


Croire en Jésus nous donne la vie de Celui qui nous invite à renaître de l'eau et de l'Esprit , à boire à la source d'eau vive qu'il procure , à aller vers lui, qui nous offre la vie , à manger le pain de vie , et,finalement, à entrer avec Jésus dans la vie de résurrection avec laquelle il s'identifie .


Croire en Jésus, c'est accepter sa Parole, Parole du Père qu'il est lui-même en plénitude , qui nous est transmise par le Nouveau Testament, écho des plus anciens témoignages des premiers disciples de Jésus, et de leur prédication. Paul nous dit ainsi que la foi naît de la prédication de la Parole , de la même façon que Jésus lui-même insistait sur la foi à apporter aux témoins qui l'avaient vu ressuscité

Avec une telle écoute de la Parole dans la foi,nous construisons solidement notre vie de disciples , et nous demeurons en Jésus, comme lui même demeure en nous


Seigneur Jésus,
nous avons la chance de te rencontrer souvent
dans ta Parole, mais nous risquons de la banaliser,
de ne plus en goûter la nouveauté,
de ne plus en apprécier la nourriture,
si nous ne la recevons pas suffisamment
avec la confiance et le coeur ouvert,
que suppose la foi en toi :
renouvelle en moi cette foi, qui est liée
à ta présence et au don de ton Esprit,
afin que tu deviennes davantage l'unique chemin
et guide de mon existence, pour me conduire au Père,
dont tu partages et communiques pleinement la vie. AMEN.




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Parole et méditations du 5 Avril:

« Veux-tu guérir ? »


MESSAGE de la 1ère Lecture


Dans cette vision, Ezéchiel est conduit à la porte du Temple. De l'eau coule depuis le côté sud du seuil du Temple, et se dirige vers l'est du
Temple. Cette eau devient rapidement une rivière de plus en plus profonde, et, finalement, un fleuve infranchissable qui se jette dans le
Mer Morte. De chaque côté de ce fleuve poussent des arbres toujours verdoyants, et chargés de fruits qui se renouvellent chaque mois, ainsi que de feuilles médicinales.

Ce fleuve, qui vient du Temple, assainit les eaux de la Mer Morte, qui se repeuple de poissons, ce qui permettra aux hommes de se nourrir.

Ainsi Dieu purifie-t-il et régénère-t-il son peuple, à partir de son Temple restauré, où il se donnera à rencontrer à ses fidèles qui viendront y célébrer ses hauts faits.


Depuis la résurrection de Jésus et le don de l'Esprit, il n'y a plus de Temple dans la tradition chrétienne. Quand une communauté de croyants au Christ se rassemble en un lieu, c'est pour que tous ses membres se revivifient à la source du Christ, dans le mystère de sa
mort-résurrection rendu présent dans l'Esprit Saint, quand nous refaisons ensemble les gestes qui nous viennent du Christ, via ses disciples, pour faire mémoire de son"Heure", et réécoutons ensemble sa Parole. Ainsi nos assemblées chrétiennes sont-elles un "lieu-source".


L'eau vive qui purifie et qui nous vient de Jésus, est celle qui, dans l'Esprit Saint nous revêt du Christ et fait de nous des fils adoptifs du
Père et ses héritiers. Et la source d'où jaillit pour nous l'eau vive de l'Esprit, c'est bien le Christ ressuscité .


Seigneur Jésus,
de toi nous recevons l'eau vive de ton Esprit,
de ta vie, de ton engagement à faire la volonté du Père,
de la fécondité de ton salut, et c'est ainsi que
nous sommes purifiés, transformés, recréés
dans une nouvelle naissance à la dignité d'hommes
nouveaux, en participant à ton mystère pascal :
apprends-moi à exprimer sans cesse cette nouveauté,
qui devient en moi ta propre attitude d'amour,
de pardon, de partage, et de vérité lumineuse,
dans le reflet de ta gloire qui nous transfigure. AMEN.

MESSAGE de l'Evangile


Jésus, un jour de Sabbat, prend l'initiative de guérir un paralytique qui ne lui demande rien, et n'attend apparemment rien de lui. Du même coup, selon l'Evangéliste Jean, il se donne l'occasion d'expliquer, en un long discours qui va suivre, comment il conçoit le Sabbat, et s'y situe lui-même, en se plaçant du côté de Dieu, son Père.

Ce texte nous offre beaucoup de découvertes : d'abord, il nous décrit, avec des détails très précis, la piscine de Bézatha, où a lieu ce
"Signe" de Jésus. L'auteur de l'Evangile, ou du moins la tradition qu'il reprend, semble avoir une bonne connaissance topographique de
Jérusalem.


La façon dont Jésus guérit le paralytique nous semble tout-à-fait classique, et selon les comportements habituels de Jésus. Cependant, le paralytique attire notre attention : il est lourdaud et naïf, s'avoue incapable de saisir une occasion favorable de descendre dans la piscine, et, quand Jésus l'interroge, ne perçoit pas la chance qui peut s'ouvrir à lui dans ce dialogue. Il ne cherche pas à savoir qui est Jésus, et quand ce dernier reprend contact avec lui pour lui faire comprendre le sens de sa guérison, il s'empresse d'aller le dénoncer aux
autorités Juives.


Jésus ne serait-il pas tout pour nous ? Selon Paul, il remplace désormais personnellement la Loi Juive, et, selon Jean, il se dit le centre de
toutes nos démarches spirituelles : on ne peut aller au Père que par lui, car il est le seul Chemin, la Vérité et la Vie (Jean, 14, 6 - 10).

Il nous suffit de le rencontrer, lui "Dieu avec nous", "l'Emmanuel". Ainsi, chaque célébration liturgique des sacrements de notre Eglise n'a
d'autre but que de nous replonger dans le mystère de sa vie toute entière tournée vers le Père, dans un engagement jusqu'à mourir pour le
service de sa mission et de la Vérité de Dieu, qu'il est justement
chargé de nous révéler.


Seigneur Jésus,
en te voyant ainsi agir dans une démarche toute de miséricorde,
de compassion et de révélation de la Vérité de Dieu qui, par toi, et en toi,
transforme et accomplit la réalité du salut, nous sommes invités,
par ta Parole elle-même, ainsi que par tes comportements,
qui nous sont rapportés, à recentrer notre approche de Dieu sur ta personne
en qui le Père se manifeste à nous le plus complètement possible,
puisque tu nous déclares que "Qui te voit, a vu le Père" :
donne-moi de ne chercher d'abord que toi, le seul accès au Père,
et de me conformer, en toutes choses et en toutes situations,
à ta Parole et à ta manière de vivre. AMEN.



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Parole et méditations du 6 Avril: « Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent et j’œuvre moi aussi »

MESSAGE de la 1ère lecture

Le "Serviteur de Dieu", ou tout autre interlocuteur appelé à être un témoin actif de Dieu, entend ce message du Seigneur, qu'il proclame bien haut, concernant la restauration d'Israël. Dieu vient au secours de son peuple dispersé en exil, renouvelle son Alliance, relève le pays, libère les exilés et inaugure un salut qui correspond à une ère de lumière.

Puis, dès la fin du verset 9, nous est donnée la description du retour des exilés de toutes directions, conduits par Dieu lui-même sur des chemins de confort ou de fécondité, qu'il met lui-même en place. Les pleurs seront désormais remplacés par des cris de joie et d'exultation couvrant l'univers entier.

Quoi qu'elle ait pu en dire, Jérusalem (qui ici résume tout le peuple) n'a pas été oubliée par le Seigneur, qui la chérit comme une mère qui ne saurait oublier son enfant, et même si cela arrivait, ce ne serait pas de cas de Dieu, ce qui veut dire qu'il nous aime davantage qu'une mère. Ainsi, Jérusalem sera bien effectivement reconstruite.


Seigneur Jésus,
en toi ont été accomplies définitivement toutes les promesses
de restauration, de libération, de vie nouvelle dans la Lumière de Dieu,
annoncées par les Prophètes de l'Ancien Testament :
puisque tu es personnellement la "Résurrection et la Vie",
et que tu as inauguré la fin de toute mort,
rends-moi capable de mesurer la portée de cette existence à ton image
que tu me proposes, et de la laisser devenir contagieuse
pour tous les frères et soeurs que tu as placés sur ma route. AMEN.

Commentaire de l'Evangile

Amen, amen, je vous le dis: celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle

Aujourd'hui l'Évangile nous parle de la réponse que Jésus fit à ceux qui ne voyaient pas d'un bon oeil qu'Il ait guéri un paralytique le jour du Sabbat. Jésus Christ profite de ces critiques pour manifester sa condition de Fils de Dieu et, en conséquence, de Maître du Sabbat. Certaines de ses paroles motiveront sa condamnation lors du jugement chez Caïphe. En effet, quand Jésus se présenta comme Fils de Dieu, le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant: «Il a blasphémé! Pourquoi nous faut-il encore des témoins? Vous venez d'entendre le blasphème! Quel est votre avis?» (Mt 26,65).

À plusieurs reprises, Jésus avait fait référence au Père, en établissant toujours une distinction: la Paternité de Dieu est différente selon qu'il s'agit du Christ ou des hommes. Et les juifs qui l'écoutaient le comprenaient très bien: il n'était pas Fils de Dieu comme les autres, la filiation qu'il réclamait pour Lui était une filiation naturelle. Jésus affirme qu'il est l'égal du Père par nature, bien qu'il s'agisse de personnes différentes. Il manifeste ainsi sa divinité. Voilà un passage de l'Évangile très
intéressant pour la révélation du mystère de la Sainte Trinité.

Dans ce que le Seigneur dit aujourd'hui, il y a des choses qui concernent en particulier tous ceux qui, au long de l'histoire, croiront en Lui: écouter et croire à Jésus c'est obtenir déjà la vie éternelle (cf. Jn 5,24). Certes, ce n'est pas encore la vie définitive, mais c'est d'ores et déjà participer de sa promesse. Il est bon de ne pas l'oublier, en faisant l'effort d'écouter la parole de Jésus, comme ce qu'elle est vraiment: la Parole de Dieu qui nous apporte le salut. La lecture et la méditation de l'Évangile doivent faire partie de nos pratiques religieuses habituelles. Dans les pages révélées nous entendrons les paroles de Jésus, paroles immortelles qui ouvrent les portes de la vie éternelle. Tout compte fait, comme le disait saint Éphrem de Syrie, la Parole de Dieu est une source inépuisable de vie.

(fin du commentaire)


Trois grandes affirmations de Jésus nous sont offertes, ouvertes chaque fois par les deux mots : AMEN, AMEN, ce qui donne aux paroles qui suivent le statut d'une révélation solennelle :
- Le Père a tout remis et montré au Fils, sans rien se réserver. En conséquence, le Fils ressuscite les morts et exerce le jugement.
- La fin des temps est déjà commencée avec la mission de Jésus : dès aujourd'hui, on est passé de la mort à la vie, si l'on croit à la Parole de Jésus.
- Si le "déjà-là" de la fin ultime des temps coïncide avec la venue et la mission de Jésus, à ce "déjà--là" correspond un "pas-encore" inauguré, celui de la résurrection et du jugement définitif, cependant toujours à venir, mais qui font partie de cette
oeuvre du Fils déjà en train de se manifester.


Notre attitude de croyants et de disciples se résume en un mot : Accueil. Accueil de Jésus, en sa Parole et toutes les oeuvres qu'il accomplit aujourd'hui, dans sa présence de ressuscité au coeur de nos vies, par l'Esprit que nous avons reçu, suite à son "Heure" de passage au Père en sa mort-résurrection. Accueil dans la foi, qui nous situe avec Jésus, en lui, de son côté, et nous fait déjà entrer dans les dimensions de dépassement, et d'au-delà, de la vie de Dieu lui-même, vie éternelle que nous recevons déjà, et que nous avons à traduire en tous nos comportements, même si ce que nous serons échappe encore, pour une grande part, à notre connaissance (1 Jean, 3, 1 - 2).

Seigneur Jésus,
plus nous te reconnaissons comme l'envoyé du Père,
qui reçoit tout du Père, et accomplit toute l'oeuvre du Père,
et plus tu nous appelles à écouter ta Parole
et à la mettre en pratique, dans la conviction
qu'en toi, la vie de Dieu, qui dépasse les frontières de ce monde,
nous est déjà donnée, dans la mesure où nous croyons en toi :
aide-moi à apprécier à sa juste valeur la richesse de cette vie
que tu m'offres aujourd'hui dans ton Esprit,
et fais qu'en reproduisant et imitant tes gestes
de vérité et de miséricorde, je te révèle là où je suis,
comme tu révèles le Père. AMEN.



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Commentaire : Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas

Parole et méditations du 7 Avril: «…Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »


Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! (Jn 5, 40)

Seigneur, augmente en nous le désir de la vraie vie, de la vie en abondance, de la vie éternelle, que tu viens nous partager.

Les Pharisiens observaient d'une manière strict la Loi et en étaient très fiers . Rien de plus lourd qu’une figue ne pouvait être transporté le
jour du Sabbat. C’était la Loi et ils l’observaient non sans y ajouter des milliers d’applications et d’interprétations. Si Jésus s’était
limité à donner de nouvelles interprétations à la Loi ils l’auraient sans doute volontiers accepté parmi eux. Mais quand Jésus Christ leur révèle clairement que Dieu est en Lui - qu’il ne s’agit plus de la Loi, ils sont grandement troublés.
Préoccupés de leur personne, de leur rang dans le monde, de leur rôle religieux, les pharisiens sont enfermés dans une attitude qui fausse leur compréhension des Écritures, car ils veulent se protéger. Nous aussi nous voyons les choses de façon bien étriquée. Ne vient àJésus que celui qui se libère de ses prétentions humaines et religieuses pour être habité par l’amour de Dieu. Quelles sont nos oeillères ? Quelle réponse donnons-nous à Dieu quand Il se manifeste dans nos vies ? Quand Il nous demande de signer au bas d’une page vierge sur laquelle Dieu écrira notre destin ?

Dieu est entré dans l’histoire du peuple choisi comme il entre dans la nôtre. Il commence avec Abraham jusqu’à Moïse. Il n’est pas un Dieu éloigné dans sa majesté infinie. Il est le Dieu de l’Alliance. Il a fait alliance avec son peuple. Il n’a pas envoyé un message ou un messager. Lui-même, vrai Dieu, devient vrai homme pour faire alliance avec moi. Jésus Christ est venu pour établir cette alliance. « Celui qui est » m’a aimé, Il m’a choisi, de sorte que j’ai une histoire, un avenir. Par la contemplation de son amour pour moi, je peux apprendre à aimer.

Libère-moi de mon amour égoïste, Seigneur. Aide-moi à me détacher de moi-même et des vanités de ce monde pour t’appartenir. Je veux vivre comme tu m’invites à vivre, comme tu me l’as montré et enseigné. Je
veux trouver mon bonheur en toi en faisant ta volonté. Montre-moi, Seigneur, que l’amour-propre n’est pas l’amour mais l’exclusion des autres. Mon amour égoïste t’exclut, toi et le salut que tu apportes. Enseigne-moi à aimer comme toi tu m’aimes : un amour de don, d’abandon, d’humilité et de charité.



diverses sources

Parole et méditations du 8 Avril:« Jésus monta à la fête lui aussi..., mais en secret »


Personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue

Aujourd'hui,Jean l'évangéliste nous dit de Jésus que «son heure n'était pas encore venue» (Jn 7,30). Il parle de l'heure de la Croix, du moment précis et beau où Jésus se livrera pour les péchés de toute l'Humanité. Cette heure n'était pas encore venue, mais elle était toute proche à présent. Le Vendredi Saint, le Seigneur accomplira jusqu'au bout la volonté de son Père céleste et sentira —comme l'écrivait le Cardinal Wojtyla— tout «le poids de cette heure où le serviteur de Yahvé doit accomplir la prophétie d'Isaïe en prononçant son “oui”».

Le Christ —dans son constant élan sacerdotal— revient souvent sur cette heure définitive et décisive (Mt 26,45; Mc 14,35; Lc 22,53; Jn 7,30; 12,27; 17,1). Toute la vie du Seigneur est dominée par cette heure suprême; il la désire de tout son cœur: «Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli!» (Lc 12,50); «Avant la fête de la Pâque,sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout» (Jn 13,1). Ce vendredi-là, notre Rédempteur remettra son esprit entre les mains du Père et, dès cet instant, sa mission, déjà remplie, deviendra la mission de l'Église et de tous ses membres, guidés
par le Saint Esprit.

À partir de l'heure de Gethsémani, de la mort sur la Croix et de la Résurrection, la vie commencée par Jésus «oriente toute l'Histoire» (Catéchisme de l’Église Catholique n. 1165). La vie, le travail, la prière, le don du Christ s'actualise aujourd'hui dans son Église: c'est aussi l'heure du Corps du Seigneur; son heure devient notre heure, celle de l'accompagner dans la prière de Gethsémani: «Jésus sera en agonie jusqu'à la fin du monde: il ne faut pas dormir pendant ce temps-là», disait Pascal. C'est pourquoi, «tout comme la Pâque de Jésus, survenue “une fois pour toutes”, demeure actuelle pour toujours, de même la prière de l'Heure de Jésus s'actualise dans la Liturgie de l'Église» (Catéchisme de l’Église Catholique n. 2746).


Commentaire: Abbé Josep VALL i Mundó (Barcelona, Espagne)

Parole et méditations du 9 Avril:« C'est lui le Messie »


Quelle confusion dans le récit que nous propose l’évangile d’aujourd’hui, et quel acharnement ! Plus le temps passe et plus le message de Jésus devient clair, mais plus des esprits enténébrés s’opposent à lui. On se souvient des paroles de Jean au début de son évangile : « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, la lumière brille dans les ténèbres, … mais le monde ne l’a pas reconnu ».


Dans la foule, qui est divisée à son sujet, on entend de tout, ceux qui le reconnaissent comme le Messie, et ceux qui ne sont pas loin de penser
qu’il est un imposteur, ceux qui veulent l’arrêter pour l’empêcher de parler et ceux qui s’y refusent. Nicodème essaye bien de prendre sa
défense, mais c’est à peine si on l’écoute.


Ne serions-nous pas divisés, nous aussi, au sujet de la véritable influence que Dieu doit avoir dans notre existence ? N’aurions-nous pas
tendance à diviser les enseignements de Jésus pour ne garder que ceux qui conviennent à nos caprices ou aux besoins du moment ? D’accord pour tel commandement, pas d’accord pour tel autre. Oui aujourd’hui, Seigneur, mais demain, on verra. Le bien et le mal ne sont-elles pas des notions subjectives que je peux adapter à mes humeurs changeantes ?


Si nous avons un peu cette tendance, écoutons Nicodème : il a raison, on ne peut condamner un homme sans l’entendre d’abord pour comprendre ce qu’il nous dit. C’est pourquoi nous devons avoir le souci de nous former, de bien assimiler les enseignements de Jésus et de l’Église, pour comprendre en profondeur leur bien-fondé et pour entrevoir clairement l’objectif qu’ils poursuivent.

Peut-être pourrions-nous, pendant ces derniers jours de Carême, ouvrir le Catéchisme de l’Église catholique pour y chercher de bonnes réponses à nos bonnes questions ?
abbé Gérard Thieux


Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!

Aujourd'hui,l'Évangile nous présente les différentes réactions qui produisaient les paroles de notre Seigneur. Ce texte dans l'Évangile de Jean ne nous propose aucune parole de Jésus, mais nous parle au contraire des conséquences de ce qu'Il disait. Certains pensaient qu'Il était prophète, d'autres disaient «C'est lui le Messie!» (Jn 7,41).

En vérité Jésus est le signe de la contradiction que Siméon avait annoncé à Marie . Jésus ne laisse pas indifférents ceux qui l'entendaient, au point qu'à cette occasion comme dans beaucoup d'autres«c'est ainsi que la foule se divisa à son sujet» . La réponse des gardes qui prétendaient le détenir, encadre nettement la question etnous montre la force des paroles du Christ: «Jamais un homme n'a parlé comme cet homme» . Ce qui veut dire: ses paroles sont différentes, ce ne sont pas des paroles creuses, remplies d'orgueil et de mensonges. Il est la “Vérité” et sa façon de parler reflète cela.

Et si cela se produisait chez ses auditeurs, avec plus grande raison ses œuvres provoquaient l'étonnement, l'admiration ainsi que la critique, les bavardages, la haine… Jésus parlait le “langage de la charité”, ses œuvres et ses paroles manifestaient l'amour profond qu'Il avait pour tous les hommes, surtout ceux qui étaient le plus dans le besoin.

Aujourd'hui comme au temps du Christ, nous les chrétiens sommes —ou nous devons être— “signe de discorde”, car nous ne devons pas parler et agir comme les autres. En imitant et suivant le Christ, nous devons, nous aussi employer le “langage de la charité et de l'amour”, un langage universel que tous les hommes sont capables de comprendre. Comme le dit le Pape Benoît XVI dans son encyclique Deus caritas est, «L'amour —caritas— sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste (…). Celui qui veut s'affranchir de l'amour se prépare à s'affranchir de l'homme en tant qu'homme».


Abbé Fernand ARÉVALO


Seigneur Jésus,
tu nous as annoncé que celui qui te rendrait témoignage devant les hommes,
toi, le Fils de l'homme, tu rendrais témoignage en sa faveur devant le Père qui est aux cieux,et tu attends de nous que nous rendions visible ta mission, et audible ta Parole,devant tous nos frères et soeurs les hommes et les femmes de notre temps, que tu as également sauvés en ton "Heure" unique de passage au Père en ta mort-résurrection, mais qui ont à te découvrir aujourd'hui à partir de notre engagement, à ton exemple, dans notre existence de disciples et d'apôtres :
donne-moi d'être vraiment docile à ton Esprit que j'ai reçu, pour être capable,
à mon tour, d'accomplir les gestes qui te manifestent, et prononcer les paroles qui te font connaître, auprès de tous ceux et de toutes celles vers lesquels tu m'envoies. AMEN.


Parole et méditations du 11 Avril:« Moi non plus, je ne te condamne pas »

MESSAGE de la 1ere Lecture

Le contenu de ce petit livret nous propose un message d'enseignement : la vertu l'emporte sur le vice. Et ce message est bien plus clair lorsqu'on a lu tout le chapitre et constaté que c'est parce que Suzanne avait refusé les avances des deux anciens qu'ils se sont vengés en portant contre elle leur faux témoignage. Ce message fonctionne à travers toute une série de contrastes : entre la vertueuse Suzanne qui prie Dieu et a confiance en lui , et les deux anciens qui portent faux témoignage contre elle, ne prient pas Dieu, et n'obéissent pas à sa Parole , entre les jeunes qui représentent le droit et la pîété (Suzanne et le jeune Daniel, dont le nom veut dire : "Dieu est mon juge"), et les deux anciens pervers. Daniel est présenté ici comme un jeune juge habile qui déclare le jugement de Dieu, jugement
qui apporte le salut dans une situation apparemment perdue.

Autre aspect important de ce message : Dieu écoute ceux qui s'adressent à lui avec foi et confiance, comme l'a fait Suzanne clamant son innocence au Seigneur après sa condamnation.



Dans l'épisode de Jésus devant la femme adultère qu'on lui amène, prise en flagrant délit , Jésus équilibre magnifiquement la Vérité et la Miséricorde, et, devant son attitude qui les conteste, les accusateurs de cette femme disparaissent de la scène. Face à cette femme prise en flagrant délit d'adultère, qu'on lui amène, Jésus ne rentre pas le jeu des accusateurs de cette pécheresse et se situe tout autreme

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Commentaires (1)

1. motor homes (site web) 27/06/2012

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PRIÈRE pour obtenir des grâces DU SERVITEUR DE DIEU LE PAPE JEAN-PAUL II


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