Mars 2011

Paroles et méditations du mois de Mars 2011 "

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Sommaire: MARS 2011 

1er/Tout quitter pour le suivre

2/« Le Fils de l'homme est venu...pour donner sa vie »

3/« Confiance, lève-toi ; il t'appelle. »

4/« Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic »

5/« Par quelle autorité fais-tu cela ? »

7/« Je suis la vraie vigne »

8/« A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. »

9/Les exercices du Carême : l'aumône, la prière, le jeûne

10/Le chemin qui conduit le Christ à sa gloire

11/ Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas?

12/« Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs,

14/« Venez, les bénis de mon Père »

15/« Notre Père »

16/« Ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas »

17/« Demandez, cherchez, frappez »

18/« Va d'abord te réconcilier avec ton frère »

19/La vocation de Joseph

21/« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ».

22/« Qui s'abaissera sera élevé »

23/« Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »

24/« Un pauvre...était couché devant le portail »

24/« Qu'il me soit fait selon ta parole »

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1er Mars

Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l'Église
Sermon 9 ; PL 144, 549-553 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 499)


Tout quitter pour suivre le Christ

C'est une grande chose, en vérité, de « tout quitter », mais une plus grande de « suivre le Christ » car, comme nous l'apprenons dans les livres, beaucoup ont tout quitté mais n'ont pas suivi le Christ. Suivre le Christ est notre tâche, c'est notre travail, en cela consiste
l'essentiel du salut de l'homme, mais nous ne pouvons pas suivre le Christ si nous n'abandonnons pas tout ce qui nous entrave. Car « il
s'élance en conquérant joyeux » (Ps 18,6), et personne ne peut le suivre s'il est chargé d'un fardeau.

« Voilà, dit Pierre, que nous avons tout quitté », non seulement les biens de ce monde, mais aussi les désirs de notre âme. Car il n'a pas tout abandonné, celui qui reste attaché ne serait-ce qu'à lui-même. Bien plus, cela ne sert à rien d'avoir abandonné tout le reste à l'exception de soi-même, car il n'y a pas pour l'homme de fardeau plus lourd que son moi. Quel tyran est plus cruel, quel maître plus impitoyable pour l'homme que sa volonté propre ?... Par conséquent, il faut que nous abandonnions nos possessions et notre volonté propre si nous voulons suivre celui qui n'avait « pas d'endroit où reposer la tête » (Lc 9,58) et qui est venu « non pour faire sa volonté, mais pour faire la volonté de celui qui l'a envoyé » (Jn 6,38).


Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 5 sur l'Evangile ; PL 76, 1093

« Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre »

Vous avez entendu, mes frères, que Pierre et André ont abandonné leurs filets pour suivre le Rédempteur au premier appel de sa voix (Mt
4,20)... Peut-être quelqu'un se dira-t-il tout bas : Pour obéir à l'appel du Seigneur, qu'est-ce que ces deux pêcheurs ont abandonné, eux qui n'avaient presque rien ?

Mais en cette matière, nous devons considérer les dispositions du coeur plutôt que la fortune. Il a beaucoup laissé, celui qui n'a rien retenu pour lui ; il a beaucoup laissé celui qui a tout abandonné, même si c'est peu de chose. Nous, ce que nous possédons, nous le conservons avec passion, et ce que nous n'avons pas, nous le poursuivons de tout notre désir. Oui, Pierre et André ont beaucoup laissé, puisque l'un et l'autre ont abandonné jusqu'au désir de posséder. Ils ont beaucoup abandonné, puisqu'en renonçant à leurs biens, ils ont aussi renoncé à leurs convoitises. En suivant le Seigneur, ils ont renoncé à tout ce qu'ils auraient pu désirer s'ils ne l'avaient pas suivi.

: “Qu’y aura-t-il pour nous ? ” »

La demande ne manque pas d’ambiguïté. On a l’impression que Pierre attend une compensation matérielle pour le détachement qu’il a consenti afin de mettre ses pas dans ceux de Jésus. Délicatement, notre Seigneur va corriger cette attente en l’orientant vers la nouveauté du Royaume. Le « beaucoup plus » promis par Jésus à ceux qui ont tout quitté pour le suivre, n’est pas de l’ordre de l’avoir- maisons, terre, sécurité d’un vaste tissu relationnel familial. Jésus
nous dit seulement que cet héritage, sans commune mesure avec les biens de ce monde, est « vie », et même « vie éternelle », c'est-à-dire divine.


Ce que Jésus nous promet n’est donc pas de l’ordre d’un avoir supplémentaire mais d’une qualité d’être. Il nous donne comme perspective de partager sa propre vie. Le trône de gloire sur lequel il nous appelle à siéger représente sa condition divine à laquelle il veut nous rendre participants.

Mais la vie divine a cela en propre qu’elle est plénitude et donc qu’elle ne peut se rependre que dans un être disposé à l’accueillir, c’est-à-dire dans un cœur conscient qu’à chaque instant il est appelé à tout recevoir de son Dieu. Voilà pourquoi Jésus parle de renoncer en son
nom à « des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre ». Notre Seigneur ne veut pas dire qu’il faille s’en défaire, les abandonner ; mais s’en délier en temps que terre d’aliénation dans la mesure où nous ne les percevrions plus comme des dons de Dieu, où ils limiteraient notre horizon à ce monde qui passe nous faisant oublier celui qui en est le Créateur, origine et terme de
notre vie.




« Seigneur, tu poses sur chacun de nous un regard d’Amour qui nous appelle à nous attacher à toi et à mettre nos pas dans tes pas. Nous en percevons toute l’exigence et notre impuissance à marcher à ta suite nous saute aux yeux. Que la tristesse qui découle de ce constat ne nous accable pas. Au contraire, que nous sachions rebondir pour élever notre regard vers toi afin d’implorer le secours de ta grâce qui seule peut nous sauver. »



SOURCE ICI

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2 Mars

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Je suis né pour servir les autres.
Quel genre de serviteur suis-je ? La plupart d’entre nous n’aiment pas l’idée d’être des serviteurs. La société nous enseigne à penser que servir retire une part de notre dignité. D’autres peuvent servir, mais moi, je suis né pour diriger. Nous pensons devoir commander pour réussir. Est-ce que j’ai cette attitude le plus souvent ? Est-ce qu’elle
se traduit dans ma manière de vivre, la manière dont je me comporte ? Pourtant Jésus enseigne constamment le contraire. Il répète à plusieurs reprises qu’il est venu pour servir et que nous devons servir aussi.
Nous avons du mal à saisir cette vérité. Nous avons du mal à l’accepter.

Etre apôtre ne signifie pas lutter pour atteindre un niveau supérieur dans la société ou dans les affaires.
Les apôtres de Jésus avaient du mal à l’accepter aussi. Ils ne voulaient pas servir. Ils voulaient mener les autres. Ils ont cru que Jésus serait un Messie terrestre, chassant les Romains et installant un grand royaume comme David, son ancêtre . Ils se disputaient pour avoir une place de choix dans ce royaume, ils débattaient pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand, et comme dans le cas de Jaques et de Jean, ils ont même directement demandé à Jésus les meilleurs places. Jésus les réprimande à plusieurs reprises, parce qu’ils ne peuvent pas ou ne veulent pas accepter l’idée de servir les autres par amour. Pour finir, Jésus leur donne l’exemple en leur lavant les pieds lui-même, dans l’espoir de les faire enfin comprendre. Ils étaient lents à accepter la grandeur du service et nous aussi nous le sommes.
Les ambitions de Jacques et de Jean.
Jacques et de Jean étaient des disciples choisis personnellement par le Seigneur. Jésus leur avait souvent permis de l’accompagner quand il s’éloigner seul pour prier. Tous les deux éprouvaient une affection profonde pour le Seigneur et donc cela ne nous étonne pas qu’ils aient souhaité être près de lui quand il entrerait dans sa gloire. Jésus ne leur reproche pas leur demande quoiqu’elle vienne à un moment où son coeur est chargé de soucis bien plus profonds. Jésus les invite plutôt à réfléchir sur les conséquences de leur demande. Siéger à droite et à gauche de Jésus dans sa gloire signifie passer par une épreuve semblable à celle qu’il doit bientôt subir - ils devraient être à sa droite et à sa gauche le jour où il est cloué à la croix. Jean était là au pied de la croix. Plus tard, tous les deux donneront leurs vies de manière différente afin d’arriver à leurs places dans le Royaume - Jacques en tant que martyre, et Jean par un long et fidèle service à l’Eglise. Jésus nous invite à "rechercher 1es réalités d’en haut " et à placer nos ambitions sur des vues célestes et non pas sur la gloire terrestre. Pour que notre amour pour Jésus soit authentique, il doit résister à l’épreuve.
Etre un véritable apôtre signifie servir sans être vu et sans recevoir de récompense.
Est-ce que je sers Dieu et les autres de mon mieux dans toutes les situations, ou seulement quand on me regarde ? Peut-être je fais des choses merveilleuses pour la paroisse quand ce sera su et que j’en obtiendrai de la reconnaissance, mais je ne sers plus du tout quand il s’agit de choses qui resteront cachées. Peut-être je suis au premier rang à la messe chaque dimanche, et jamais je ne raterais une répétition de la chorale, mais quand il s’agit de choses invisibles, je suis trop occupé même pour rendre grâce aux repas. Peut-être je souris aux autres, mais dans mon coeur, je les juge, je les critique et je me rebelle. Pour Jésus, seul le service sans compensation compte.


Jésus,aide-moi à apprendre, à accepter et à aimer le fait que te suivre signifie servir, et non pas chercher la gloire. Oh bon Maître, aide-moi à corriger mes attitudes de péché. Aide-moi à avoir une attitude de serviabilité envers toi et envers les autres. Je sais qu’il ne suffit pas de donner si je n’y mets pas mon coeur. Apprends-moi à servir avec le même amour que toi lorsque tu as lavé les pieds de tes apôtres.



http://viechretienne.catholique.org

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3Mars

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Message sur l'Evangile

Prenons conscience de la situation concrète de Bartimée. Aveugle, il est plongé dans les ténèbres. Assis, il se tient dans une position statique et passive. Posté au bord de la route, il est situé en marge de la société et de la communauté des disciples Mendiant, il n'assume pas son existence. Esclavage des ténèbres, passivité, marginalité sociale, dépendance des autres pour subsister : tout cela nous conduit à conclure que cet homme est comme mort.

Mais, au passage de Jésus, Bartimée implore à pleine voix : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » Cette réaction révèle qu'en cet homme demeure malgré tout une aspiration à la vie et subsiste une espérance profonde. Malgré son humanité défigurée, il fait preuve d'un certain ressort, puisqu'il saisit l'occasion qui s'offre à lui. Et son désir esttellement ardent, qu'il lui procure de l'énergie pour persévérer jusqu'à temps de se faire entendre, alors que les gens cherchent à le faire taire.

Jésus est attentif au cri de Bartimée. Il l'entend, s'arrête et ordonne qu'on le fasse venir à lui. Il n'est pourtant pas évident qu'au milieu de toute cette foule bruyante Jésus perçoive le cri de Bartimée. Ainsi se révèle que Jésus prend soin de chacun et qu'il ne passe pas près de nous sans être sensible à notre détresse. Pour Dieu chacun de nous est unique et aimé de façon particulière Cet appel de Jésus passe par les autres. C'est un appel médiatisé, relayé par les disciples et la foule nombreuse qui entoure Jésus. C'est-à-dire l'assemblée de ceux et celles qui ont entendu l'appel du Messie et ont commencé à y répondre en marchant derrière lui. Ainsi nous est manifesté la mission de l'Église auprès du reste de l'humanité. Celle-ci se résume dans ces quelques mots : « Confiance, lève-toi ; il t'appelle! » L'Église invite à la confiance, parce qu'elle-même a mis sa foi dans le Sauveur. Investie de l'autorité du Christ pour servir la vie, elle ordonne de se lever et transmet l'appel du Seigneur.


Soulignons l'exemplarité de la réponse donnée par Bartimée. Par son comportement, celui-ci nous indique nettement la manière dont chacun doit réagir face à l'appel du Christ. La première caractéristique est la promptitude de la réponse. Lorsque l'appel est entendu, Bartimée jette son manteau, pour l'abandonner sans hésitation derrière lui. C'est l'abandon du vieil homme, l'abandon de tout ce qui constituait jusqu'alors sa richesse dérisoire, sa protection relative, son semblant de sécurité... On comprend clairement qu'il a fait confiance à Jésus et que tout le reste ne compte plus. L'évangéliste note qu'il bondit et court vers le Sauveur. C'est-à-dire qu'il rassemble toute son énergie et mise toute sa vie sur Jésus. Sa confiance est absolue.

Nous aujourd'hui

CONFIANCE, le mot est lâché.
Il ne pourra plus être enfouie par celui qui le reçoit. Il est le don de l'énergie pour s'ouvrir à la grâce qui va vous relever et vous rendre votre dignité. La confiance va restaurer l'image perdue par tant de luttes et de mépris. La confiance va permettre à la deuxième invitation de se réaliser.


LEVE-TOI,
enfin le moment est venu de se mettre en route. L'espoir d'un but est enfin advenu. La vie va tenir sa promesse, ma nuit n'est pas sans fin, je vais bientôt apercevoir la lumière. Se lever, c'est consentir à la vie, c'est vouloir combattre les forces de mort qui veulent s'emparer de moi. Se lever, c'est devenir disciple de Celui qui me met debout pour accueillir la vraie vie. Se lever c'est me ré-accueillir tel que je suis : un être aimé, appeler à aimer.


IL T'APPELLE.
Sans confiance et sans vie, comment puis-je accueillir cette interpellation inouïe. L'appel du maître de la vie nous convoque au meilleur de la vie. Il nous appelle à (re)donner le meilleur de ce qu'il nous à donner pour nos frères. La vie devient plus forte que la mort qui nous clouait au sol. L'Appel me conduit à demeurer mendiant. Je deviens mendiant de la vie de mes frères. Je suis appelé à permettre à mes frères de s'ouvrir à cette vie que mon cria permis de faire jour et de les appeler comme moi à la vraie louange de celui qui nous a tout donné.



Confiance, lève-toi, il t'appelle ! Jésus marche sur ton chemin. Ose crier : « Jésus sauveur ! »
Confiance, lève-toi, il t'appelle !


Il nous confie cette terre Où la paix s'espère à jamais Par l'audace de l'Esprit.
Confiance, lève-toi ! Et crions par tous nos actes : « Jésus sauveur aujourd'hui ! »

Il nous confie son pardon Capable de détruire la haine Par le combat de l'Esprit.
Confiance, lève-toi ! Et crions par nos douceurs : « Jésus sauveur aujourd'hui ! »


Il nous confie son amour, Sa puissance engloutit la mort Par la force de l'Esprit.
Confiance, lève-toi ! Et crions par nos jeunesses : « Jésus sauveur aujourd'hui ! »


Il nous confie son Église Peuple debout pour l'avenir Par la flamme de l'Esprit.
Confiance, lève-toi ! Et crions par notre foi : « Jésus sauveur aujourd'hui ! »


Il nous confie sa beauté Qui transfigure et nous éclaire Par la lumière de l'Esprit.
Confiance, lève-toi ! Et crions par nos regards : « Jésus sauveur aujourd'hui ! »

Confiance, lève-toi, il t'appelle ! Jésus marche sur ton chemin. Ose crier : « Jésus sauveur ! »
Confiance, lève-toi, il t'appelle !



Nous pouvons relire l'article sur notre site :
http://avecmariepourjesus.e-monsite.com/rubrique,leve-toi-il-t-appelle,1457090.html



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4Mars


Tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l'avez déjà reçu

Aujourd'hui, fruit et prière sont les mots-clés de l'Évangile. Le Seigneur s'approche d'un figuier et, n'y trouvant que des feuilles, Il réagit en le maudissant. D'après saint Isidore de Séville, “figue” et “fruit” ont la même racine. Le lendemain,les Apôtres, surpris, lui disent: «Rabbi, regarde: le figuier que tu as maudit est desséché» (Mc 11,21). En réponse, Jésus-Christ leur parle de la foi et de la prière: «Ayez foi en Dieu» (Mc 11,22).

Il y a des gens qui ne prient presque jamais et, lorsqu'ils le font, c'est en espérant que Dieu puisse résoudre pour eux un problème si compliqué qu'ils ne voient pas de solution. Et ils justifient leur attitude par les paroles de Jésus que nous venons d'entendre: «tout ce que vous
demandez dans la prière, croyez que vous l'avez déjà reçu, cela vous sera accordé» (Mc 11,24). Ils ont raison. Il est très humain, compréhensible et légitime que, devant des problèmes qui nous dépassent,nous fassions confiance à Dieu, à une force supérieure à la nôtre.


Mais il faut ajouter que toute prière est “inutile” («votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé»: Mt 6,8), en ce sens qu'elle n'a pas d'utilité pratique directe, comme —par exemple— celle d'allumer une lumière. Nous ne recevons rien en échange de notre prière, parce que tout ce que nous recevons de Dieu est grâce pour grâce.

Alors, faut-il prier? Certainement, car c'est maintenant que nous savons que nous recevons la grâce, que la prière a le plus de valeur: parce qu'elle est “inutile” et “gratuite”. En plus, la prière de demande nous apporte trois bienfaits: la paix intérieure (rencontrer Jésus, notre ami, et avoir confiance en Dieu, c'est relaxant); réfléchir, rationaliser un problème et savoir comment le présenter, c'est l'avoir presque résolu; enfin, la prière nous aide à distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est peut-être qu'un caprice. Alors, après-coup, nous comprendrons avec les yeux de la foi ce que Jésus nous dit: «Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils» (Jn 14,13).

Commentaire: Abbé Agustí BOADAS


« Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. » Alors Jésus leur déclare : « Ayez foi en Dieu. » (Versets 20-22)


le figuier est un symbole d'Israël dans l'Ancien Testament que les apôtres, comme tous les Juifs de ce temps, connaissent parfaitement, l'action de Jésus prend alors un sens profond ! Jésus n'assèche pas le figuier parce qu'il est fatigué et en colère, il agit de manière prophétique : il donne, de manière certes assez cachée, un sens aux
événements qui se déroulent au même moment : Israël est le peuple choisi par Dieu pour se révéler, et pourtant les scribes et les pharisiens refusent de croire en Jésus. Ils refusent d'adhérer par la foi à la personne de Jésus, de croire qu'il est le Fils de Dieu envoyé pour sauver tous les hommes. Jésus, dans ce geste, montre ce qui est déjà en train de se passer : nombre de gens en Israël vont le rejeter, lui refuser leur foi. Il commence à montrer que certains en Israël n'accueillant pas le Christ ne répondent pas à la promesse de Dieu faite à Abraham et ne peuvent plus apporter le fruit attendu. Ce fruit tant attendu par Dieu, c'est un nouvel Israël qui va le porter (l'Eglise)...


Jésus invite ses disciples à la foi en Dieu. Après l’évènement de la Pâque, ceux-ci comprirent que le véritableTemple était le Christ ressuscité, et que le coeur de l’être humain devenait le sanctuaire de sa présence.

Nous aujourd'hui : «Ayez foi en Dieu »
C’est ainsi que nous pourrons porter du fruit en toutes saisons, sans nous laisser prendre par les apparences à donner ou nous enfermer dans des pratiques purement extérieures. Partout, et dans les lieux les plus précaires et les circonstances les plus inattendues, Dieu continuera de faire de grandes choses.



Le figuier desséché : la foi qui libère
Auteur : Xavier Accart




Si souvent nous profanons,
Seigneur, le saint Temple
que nous sommes.
Manquant de gratuité, nos pensées,
nos paroles et nos actes sont de belles feuilles
qui ne couvrent aucun fruit.


Mets en nous, Rabbi,
assez de foi pour jeter à la mer
la montagne de notre égoïsme,
pour accueillir tes rappels à l'ordre
et recevoir ton enseignement avec joie.


Car Tu ne détruis, Seigneur,
que ce qui rive à la mort,
et aussitôt ton sourire aimant
nous délivre de toute crainte
et nous fait entendre,
qu'éternellement en Toi,
nous sommes des êtres libres
et rayonnants de lumière.




d'aprés différentes sources
Maryline
des separateurs
5 Mars
Par quelle autorité fais-tu cela?


Aujourd'hui, l'Évangile nous demande de songer à l'intention avec laquelle nous allons trouver Jésus. Il y a ceux qui y vont sans foi, sans reconnaître son autorité: «les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient: ‘Par quelle autorité fais-tu cela? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire?’» (Mc 11,27-28).

Si nous ne parlons pas à Dieu dans nos prières, nous n'aurons pas la foi. Mais, comme le dit saint Grégoire le Grand, «lorsque nous insistons avec véhémence dans la prière, Dieu s'arrête dans notre cœur et nous recouvrons la vue perdue». Si notre disposition est bonne, même si nous nous trompons, en voyant que l'autre a raison, nous accueillerons ses
paroles. Si notre intention est bonne, même si nous traînons le poids du péché, quand nous prierons, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui, en Lui demandant pardon de tout notre cœur moyennant le sacrement de la pénitence.


Foi et prière vont de pair. Saint Augustin nous dit que «si la foi s'éteint,la prière cesse elle-même d'exister. Croyons donc pour assurer le succès de nos prières, et prions pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi». Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus, nous découvrirons qui Il est et nous comprendrons quand Il nous demande: «Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes?» (Mc 11,30). Par la foi, nous savons qu'il venait du ciel, et que son autorité Lui vient aussi de son Père, qui est Dieu, et de Lui même, car Il est la deuxième Personne de la Sainte Trinité.

Parce que nous savons que Jésus est l'unique sauveur du monde, nous nous adressons à Marie qui est aussi notre Mère, pour accueillir la parole et la vie de Jésus, avec bonne intention et bonne volonté, et pour avoir la paix et la joie des enfants de Dieu.
Abbé Antoni BALLESTER i Díaz

nous aujourd"hui
" Par quelle autorité fais-tu cela ? "
Tout au long des siècles les hommes posent cette même question au sujet de Jésus. Ils veulent dire, "montrez-nous vos qualifications ; de quel droit dites-vous ce qui est bien et ce qui est mal ?" Si le Christ était un simple professeur de moral, nous pourrions choisir d’adhérer aux enseignements qui nous semblent les plus attrayants. Mais nous savons, tout comme les chefs des prêtres et les anciens, qu’il est plus qu’ un prophète. Jésus agit, en tout ce qu’il fait, au nom de son Père.

Ceci pose des questions au cœur même de notre vie spirituelle, au cœur même de notre relation avec Jésus. Quand nous lui posons la question : "Par quelle autorité fais-tu cela ?" par quelle autorité conduis-tu ma vie ? la plupart du temps, c'est pour savoir où nous allons, c'est pour discuter ou pour né­gocier la manière dont Jésus pourrait nous conduire et dont nous estimerions qu'Il devrait le faire. En réalité, quand nous posons cette question à Jésus, cela sup­pose une reconnaissance pure et simple du fait qu'Il est "Le Seigneur" et qu'Il a entièrement et totalement le droit de diriger notre vie sans que nous ayons à en tirer un quelconque profit ou une quelconque utilité. Qu'il s'agisse de Jean, qu'il s'agisse de Jésus, la question est toujours de reconnaître cette souve­raine autorité de Dieu manifestée à travers ses messa­gers et plus spécialement ici manifestée à travers son Envoyé Jésus-Christ.
Que chacun d'entre nous s'exa­mine et regarde comment il accueille cette puissance de la Parole de Dieu qui vient sauver, cette manière dont le Christ exerce sur nous son autorité, cette ma­nière dont, petit à petit, Jésus nous conduit à Lui et nous demande de nous laisser conduire par Lui.


Seigneur tu te
révèle à tous ceux qui viennent à toi avec un coeur humble et sincère, mais tu résistes aux orgueilleux, Seigneur accorde moi la sagesse et la générosité de servir la vérité et de chercher ta volonté sincèrement loyalement! Mère trés pure fais que mon coeur soit seulement pour Jésus


d'aprés différentes sources
Maryline
des separateurs
6 Mars Dimanche  9ème dimanche du Temps Ordinaire

7 Mars
Lire les textes
Seigneur, aide-nous à éviter de nous plaindre l’un de l’autre, à avoir toujours une attitude positive pour que nous
puissions attirer les âmes vers Toi.

Dieu est généreux.
La vigne est bien connue en tant qu’image d’Israël. Dans sa vigne, Dieu
prépare tout pour les vignerons : il y a un mur pour protéger la vigne,
une tour, un pressoir, une cuve, etc... Rien ne manque pour rendre le
travail fructueux et profitable. Dieu est généreux. Le propriétaire de
la vigne est parti et il a laissé les vignerons gérer la vigne
eux-mêmes. De même, Dieu, qui a tout prévu pour notre bonheur, nous fait
assez confiance pour nous donner la liberté de choisir de vivre comme
nous l’entendons, de faire beaucoup de choses par nous-mêmes. Qu’est-ce
que je fais de ma liberté ?


Dieu fait confiance et il est patient.

La confiance dont Dieu fait preuve en nous laissant mener nos vies à
notre guise va de pair avec sa grande patience. Le maître a donné aux
vignerons la chance de payer leur dette non pas une fois ou deux fois,
mais plusieurs fois. Il les a traités avec une patience qu’ils n’ont pas
méritée. Combien de fois dans notre vie Dieu agit de la même manière
envers nous ! Il nous donne l’occasion de faire preuve de générosité
mais il ne nous force jamais. Qu’est-ce que je fais des occasions que
Dieu me donne ?


Dieu est juste.

Cette parabole raconte le triomphe final de la justice de Dieu. Les hommes
tirent profit de la patience de Dieu, mais à la fin la justice prévaut.
Dieu supporte longtemps notre désobéissance et notre rébellion, mais à
la fin, si nous n’écoutons pas son appel, si nous ne nous servons pas
des moyens qu’il met à notre disposition, nos mauvaises actions et notre
aveuglement égoïste produiront d’eux-mêmes la sanction. Car Dieu a
envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour
que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au
Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a
pas cru au nom du Fils unique de Dieu.(Jn 3, 17)




Seigneur, merci de me donner cette occasion de m’unir à toi dans la
prière. Aie pitié de mes nombreux péchés ! Tu agis toujours avec
justice : donne-moi alors la grâce de connaître, d’aimer et de suivre ta
volonté. Sois mon guide au cours de cette journée pour que
j’accomplisse sans peur ta volonté à chaque moment. Accorde-moi la grâce
de persévérer jusqu’au bout.
des separateurs
8 Mars
lire les textes ici
A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu




Aujourd'hui, nous nous émerveillons à nouveau de l'ingéniosité et de l'initiative du
Christ. Avec sa réponse magistrale, Il souligne directement la juste
autonomie des réalités temporelles: «A César, rendez ce qui est à César»
(Mc 12,17).

Mais, aujourd'hui, la Parole n'a pas seulement pour
objet de se tirer d'embarras; elle agite une question d'actualité pour
tous les moments de notre existence: qu'est ce que je suis en train de
donner à Jésus? Est-ce réellement le plus important de ma vie? Dans quoi
ai-je mis mon cœur? Parce que... «Là où est votre trésor, là aussi sera
votre cœur» (Lc 12,34).


En effet, d'après saint Jérôme, «vous
devez forcement rendre à César la monnaie où son image est gravée; mais
livrez avec plaisir votre être tout entier à Dieu, parce que c'est son
image qui est gravée en nous et non celle de César». Tout au long de sa
vie, Jésus-Christ présente constamment des choix. C'est à nous de
choisir et les termes de l'option sont très clairs: vivre selon les
valeurs de notre monde, ou, ou contraire, vivre selon les valeurs de
l'Évangile.

Il est toujours temps de choisir, de se convertir,
temps de “mettre à nouveau” notre vie dans la dynamique de Dieu. Ce sera
la prière, très spécialement celle que nous faisons avec la Parole de
Dieu, qui nous montrera ce que Dieu nous demande. Celui qui sait choisir
Dieu devient la demeure de Dieu, car «Si quelqu'un m'aime, il restera
fidèle à ma parole; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous
irons demeurer auprès de lui» (Jn 14,23). C'est la prière qui devient
l'authentique école où, comme Tertullien l'affirme, «le Christ nous
apprend quel est le dessein du Père qu'Il réalise dans le monde, et quel
est le comportement de l'homme, afin qu'il se conforme à ce même
dessein». Sachons, donc, choisir ce qui nous convient le mieux!


Commentaire: Abbé Manuel SÁNCHEZ Sánchez (Sevilla, Espagne)
des separateurs
9 Mars : mercredi des cendres
Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer
La religion des hypocrites est une religion triste, légaliste, moralisatrice, d'une grande étroitesse d'esprit. Le Carême chrétien, au contraire, est l'invitation que l'Église nous fait chaque année à un
approfondissement intérieur, à une conversion exigeante, à une pénitence humble, pour qu'en donnant les fruits que le Seigneur attend précisément de nous, nous vivions en toute plénitude la joie et la
jouissance spirituelle de Pâques.


Commentaire: Abbé Manel VALLS i Serra (Barcelona, Espagne)

Évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer

Aujourd'hui nous commençons notre itinéraire vers Pâques, et l'Évangile nous rappelle les obligations fondamentales du chrétien, non seulement en tant que préparation vers un temps liturgique, mais aussi en tant que
préparation vers la Pâques Eternelle: «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux» (Mt 6,1). La justice à laquelle Jésus fait allusion est celle qui consiste en vivre selon les principes évangéliques, sans pour
autant oublier que «Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux» (Mt 5,20).


La justice nous emmène vers l'amour, manifesté par l'aumône ainsi que par des œuvres de miséricorde «quand tu fais
l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite» (Mt 6,3). Il ne s'agit pas de cacher les bonnes œuvres, mais de ne pas penser à la louange humaine en les faisant, ne souhaiter aucun autre bien supérieur et céleste. En d'autres mots, faire l'aumône de telle façon que même moi je ne sente pas que je fais une bonne action qui
mérite une récompense de la part de Dieu et un éloge de la part des hommes.

Benoît XVI, a souligné que venir en aide à ceux qui sont dans le besoin est une obligation de justice, avant même d'être un acte de charité: «La charité dépasse la justice (…), mais elle n’existe jamais sans la justice qui amène à donner à l’autre ce qui est sien, c’est-à-dire ce qui lui revient en raison de son être et de son agir». Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas les propriétaires absolus,mais les administrateurs, des biens que nous possédons. Le Christ nous enseigne que la charité authentique est celle qui ne se limite pas à "faire" l'aumône, mais celle par laquelle nous faisons "don" de nous-mêmes, s'offrant à Dieu comme un sacrifice saint (cf. Rom 12,1). C'est cela qui serait un véritable geste de justice et de charité chrétienne ainsi «ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra» (Mt 6,4).
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