10-16 Mars

10/Le chemin qui conduit le Christ à sa gloire

11/ Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas?

12/« Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs,

14/« Venez, les bénis de mon Père »

15/« Notre Père »

16/« Ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas »

 

Lire les textes du 10 Mars

MESSAGE

" Je te propose aujourd'hui de choisir ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur."


L'un des grands textes de l'Ancien Testament dans lequel Dieu présente à son peuple le choix décisif à faire entre deux voies : celle de la vie et du bonheur, celle de la mort et du malheur.La première de ces voies est liée à l'amour que l'on a pour Dieu, amour qui se manifeste dans l'obéissance.La seconde se situe dans le détournement du Seigneur, la désobéissance, qui coïncide avec le culte des idoles.

Notons la solennité du ton attribué au Seigneur dans cette page, pour bien (re)souligner l'importance de ce choix fondamental entre deux situations présentées en termes de bénédiction et de malédiction.

Remarquons tout autant la volonté de salut de Dieu, qui invite fortement son peuple à bien choisir la 1ère de ces deux voies, celle de la vie, car c'est Dieu qui a pris l'initiative de la proposer par serment au peuple qu'il a appelé. Ainsi, tout en étant parfaitement juste, Dieu n'est pas "neutre" dans sa proposition : son désir est bien que nous acceptions son plan gratuit de salut.



Seigneur Jésus,
tu nous as indiqué la voie royale et unique pour rejoindre Dieu,
que tu nous as révélé être "ton Père" et "notre Père",
à savoir que nous avons à te suivre comme des disciples qui accueillent ta Parole,
et donc à reconnaître qu'il n'est pas d'autre Nom que le tien
par lequel on puisse être sauvé, et que toi seul est le chemin
de la Vérité et de la vie, et donc l'unique accès au Père :
permets que, dans la force de ton Esprit Saint, je te suive toujours
davantage en toutes circonstances, conscient que ta venue parmi nous,
avec ta Parole, tes gestes et ton engagement total pour notre salut,
est bien la manifestation de l'amour infini, et gratuit, de Dieu pour nous tous,
qu'il appelle à partager sa vie et sa gloire. Amen.

MESSAGE
" Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et lesscribes, qu'il soit tué,

Etrange manière de définir ce que c'est qu'être "Christ" pour Jésus, et qu'il nous précise dans cette première annonce que le "Fils de l'homme" doit souffrir, être rejeté, mis à mort, avant de ressusciter le 3ème jour. Nous sommes loin de l'image d'un Messie royal et triomphant qu'attendaient, sans aucun doute, les disciples, et l'on comprend que Jésus ne tient guère à ce que l'on proclame qu'il est "Messie", afin d'éviter tout malentendu. Car si Jésus est "Christ", c'est justement en tant que "Serviteur de Dieu", selon une toute autre image, celle du Serviteur souffrant du 4ème poème du Serviteur que nous a laissé le 2ème Prophète Isaïe (Isaïe, 52, 13 - 53, 12).

Etrange façon qu'a également Jésus de proposer un salut, un "bonheur de vivre" à ceux qui le suivent comme disciples : ils doivent marcher sur son propre chemin, être prêts à perdre leur vie pour lui ou à cause de lui. Et cela, non pas une fois pour toutes, en une seule et rare occasion, mais dans une attitude constante de chaque jour.

La totale nouveauté de cette présentation de son rôle de Christ-Messie par Jésus ne peut nous échapper : la perspective toute autre qu'il nous propose, c'est la croix. Jusqu'alors, Jésus avait su résister aux oppositions qui commençaient de se manifester contre lui (4, 14 - 9, 6).Désormais, cette opposition va triompher, et le conduire à la mort sur la croix, du fait qu'il maintiendra jusqu'au bout, envers et contre tout, son message et sa ligne de mission, en obéissance à Dieu son Père

Nous aujourd'hui
... qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive....

La croix de chaque jour.
Le Christ dit qu’on doit prendre sa croix chaque jour. La vraie croix est toujours présente dans nos vies sous une forme ou une autre. Je dois être prêt à un long parcours. La vie éternelle ne s’acquiert pas par un simple acte de vertu ou un sacrifice ponctuel. Ce n’est pas non plus quelque chose que je peux repousser indéfiniment, jusqu’à la dernière minute et espérer par un sursaut soudain d’énergie effacer une vie entière de médiocrité. Chaque jour est une nouvelle occasion pour
cheminer fidèlement dans l’oubli de soi avec générosité et sincérité.


Le Christ, lui, l’a portée.
Face à la perspective peu réjouissante de porter ma croix, je dois me rappeler que le Christ l’a portée avant moi. Je marche dans les pas du Christ ou, pour être plus exact, je porte la croix avec le Christ. Le mystère de la croix du Christ transcende les siècles. Ma croix, c’est celle du Christ et nous la portons ensemble. Suivre le Christ, ce n’est pas refaire ce qu’il a fait il y a deux mille ans. Suivre le Christ, c’est m’unir au don qu’il fait de lui-même et qui traverse les siècles.

Que y a-t-il à gagner ?
Est-ce que je veux vraiment me sauver ? Avant de penser à prendre et à porter ma croix, je dois me demander si je veux vraiment sauver ma vie. Si je ne vois pas clairement ce que signifie « sauver ma vie », si je n’ai pas un ardent désir de le faire, je vais vraisemblablement rejeter ma croix ou la porter avec peu de zèle. Voilà la question fondamentale que je dois me poser et à laquelle je dois répondre avant d’aller plus avant. Est-ce que je veux vraiment sauver mon âme du péché et de la mort ?

Seigneur, toi seul sait combien de fois je t’ai offensé. De même, toi seul sait combien de fois j’ai voulu revenir à toi. C’est si difficile de revenir parfois. Aide-moi à faire les sacrifices nécessaires pour demeurer dans la voie de la conversion. J’ai besoin de sentir ta présence. Garde-moi sur le bon chemin.
Seigneur Jésus,
ton appel à te suivre n'a de sens pour nous
que dans la mesure où nous avons découvert, et accepté,
quel a été vraiment ton chemin, selon le paradoxe de ta "pauvreté",
qui est la suprême richesse de Dieu :
apprends-moi à marcher derrière toi avec confiance et persévérance,
dans la conviction qu'en me perdant moi-même,
je te trouverai, avec le Père, totalement en moi,
comme une présence qui me transfigure. AMEN.


Action: Aujourd’hui, je ferai un examen sérieux de la sincérité de ma conscience. Suis-je toujours sincère dans mon désir de progresser dans la vie spirituelle ? Si non, pourquoi ?

d'aprés différentes sources

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Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront


Aujourd'hui premier vendredi de Carême, ayant vécu le jeûne et l'abstinence du Mercredi des Cendres, nous avons essayé d’offrir le jeûne et la prière du Saint Rosaire pour la paix. Ce dont nous avons autant de besoin. Nous sommes disposés à avoir soin de cet exercice du Carême que l'Église, Mère et Maître, nous demande d'observer, ainsi qu'à nous souvenir que
c'était le Seigneur qui avait dit: «Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Nous avons le désir de vivre pas seulement en accomplissant un précepte auquel nous y sommes obligés mais —surtout— en essayant d'arriver à y trouver l'esprit qui nous fasse éprouver cette pratique du Carême qui va nous aider dans
notre progrès spirituel.


En cherchant ce sentiment profonde, nous pouvons nous demander: quel est le véritable jeûne? Dans la première lecture d'aujourd'hui, le prophète Isaïe, nous parle du jeûne qui plaît à Dieu: «N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera»(Is 58,7-8). Il plaît à Dieu qui attend de nous tout ce qui puisse nous mener à l'amour authentique à nos frères.


Chaque année, le Saint Père Jean Paul II nous adressait un message de Carême. Dans un de ces messages, sous la devise «Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir»(Ac 20,35), ses paroles nous aidèrent à découvrir cette même dimension
charitable du jeûne, laquelle, du plus profond de notre cœur, nous prépare pour la Pâque avec un effort à nous identifier, chaque fois de plus en plus, avec l'amour de le Christ qui l'a mené jusqu'à donner sa vie dans la Croix. En définitive, «ce que chaque chrétien doit faire en tout temps doit être recherché maintenant avec plus d'empressement et de générosité» (Saint Léon le Grand, pape).


Commentaire: Abbé Xavier PAGÉS i Castañer (Barcelona, Espagne)
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Jésus appelle les pécheurs
Les pharisiens se prenaient pour des justes. Ils observaient la loi et ils étaient si sûrs d’eux qu’ils pensaient avoir des droits à la reconnaissance publique, et même à la reconnaissance de Dieu lui-même. Ils se sentaient très au-dessus du peuple pécheur et ignorant qui ne connaissait ni n’accomplissait la loi. Ils le méprisaient et ils ne se mélangeaient pas avec eux. Dans ces circonstances, ils n’arrivaient pas à comprendre l’attitude de Jésus. Non seulement Jésus parlait avec les pécheurs, il mangeait avec les publicains, il se laissait toucher par une pécheresse connue de tous. Il avait même parmi ses proches Matthieu,le collecteur d’impôts.
Les pharisiens ne comprenaient pas la façon d’agir de Jésus parce qu’ils ne Le connaissaient pas. Ils ne savaient ni qui Il était ni d’où Il venait. Or, Jésus Christ est le Sauveur, le libérateur d’Israël, celui qui, comme un nouveau Moïse, annonce la libération à ceux qui sont esclaves du péché. Il est celui qui donne son corps et verse son sang pour la rémisssion des péchés, celui qui demande aux pécheurs de changer de vie.
Il y a toujours eu ceux qui, comme les Pharisiens, se considèrent justes, sans péché, sans nécessité de se convertir ni d’être pardonné. En réalité, ils sont aussi pécheurs que les autres. Mais leur situation est plus dangereuse. Ils présument de leur innoncence et se ferment au message de Celui qui est venu appeler non pas les justes mais les pécheurs. Chaque jour, au début de la messe, nous, les disciples de Jésus, nous nous reconnaissons pécheurs : " Je confesse, à Dieu tout puissant, que j’ai péché..." Ce n’est qu’en nous reconnaissant pécheur et en implorant le pardon que nous serons dignes du banquet du Seigneur.




Dieu, Père miséricordieux, Tu as pitié de celui qui se reconnaît pécheur. Regarde-nous avec bonté car nous ployons sous le
poids de nos fautes. Accorde-nous, par les mérites de la passion de Ton Fils Jésus Christ, un cœur renouvelé par ton pardon et par la grâce de l’Esprit Saint. Nous te le demandons par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.


http://viechretienne.catholique.org/
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MESSAGE du Livre du Lévitique 19,1-2.11-18.
Ces règles de conduite concernent l'application de la plupart des commandements du Décalogue. L'extrait que nous en lisons traite des
responsabilités que chacun doit assumer dans la vie sociale par une pratique de la justice et de la charité.

Ce qui frappe le plus dans ce chapitre, et donc dans notre page, c'est le refrain qui revient après la mention de la mise en pratique de chacun des commandements de Dieu : "Je suis (Yahvé) le Seigneur". Mais ce refrain n'est que la reprise, en une formule plus brève et raccourcie, du premier verset de ce chapitre : "soyez saints, car je suis saint, moi, le Seigneur votre Dieu". Ce qui donne une résonnance à chacune des reprises de ce refrain, qu'il faut interpréter ainsi : "Car je suis saint, moi, qui suis le Seigneur".

Tout ce qui nous est prescrit dans les 10 Paroles du Sinaï, dont quelques unes sont citées ici, nous est demandé avec cette seule raison :
c'est parce que Dieu est le Seigneur, éblouissant de sainteté, que nous faisons nôtres tous ces commandements relatifs à notre attitude à l'égard de nos frères et soeurs en humanité. Notre qualité de vie, c'est d'accueillir ces exigences comme une reconnaissance par nous-mêmes de la Seigneurerie et de la sainteté de Dieu.

Si le 1er verset du chapitre, et de notre page, donne sens à tous les refrains qui reviennent ensuite, le dernier verset résume, en une
formule, toutes ces exigences, qui viennent de Dieu, concernant notre vie en société et en communauté : "tu aimeras ton prochain comme toi-même".


Jésus a repris et fait totalement sienne cette unité entre l'amour et le respect à manifester à Dieu, qui est le Seigneur, et au prochain qu'il faut "aimer comme soi-même"

De même, Jésus fait référence à Dieu comme notre "modèle parfait" à imiter, lorsqu'il nous invite à certains comportements pour la cause même de Dieu Cette dignité, cette sainteté de Dieu, nous est communiquée par le Christ, dans l'Esprit, comme un don gratuit qui fait de nous une humanité nouvelle totalement associée à Dieu. En conséquence, notre imitation de Dieu dans la reprise des comportements de Jésus, n'est que l'expression d'une configuration intérieure de notre être à l'être de Dieu, qui nous est offerte comme une transfiguration et une participation déjà inaugurée à la résurrection de Jésus Christ


Seigneur Jésus,
c'est en découvrant qui tu es , "le Saint de Dieu", le "Fils bien-aimé,
en qui le Père se complaît", et ce que tu nous as fait devenir,
lors de ton "passage" au Père et dans le don de ton Esprit Saint,
qui nous partage ta dignité de "fils", et nous configure à ton image,
que nous nous découvrons appelés à imiter la vérité et la sainteté
de ton comportement de "Fils" qui nous révèle le Père,
comme Dieu d'amour, de Vérité et de Lumière :
apprends-moi à produire en tous temps les fruits de sainteté, de vérité et d'amour,
que tu attends de moi, lorsque tu me demandes, comme à tous tes disciples,
d'être l'expression de ta présence et de ton image au coeur de ce monde. AMEN.

MESSAGE DE L'EVANGILE DE MATTHIEU :

Au Jour de l'avènement définitif du Royaume de Dieu, une grande fresque d'un ultime jugement nous dépeint le Fils de l'homme en gloire accueillant tous ceux qui l'ont suivi en vérité sur le chemin de ce Royaume.

Nous le voyons ici reconnaître "les siens" selon un seul et unique critère : la manière dont ils l'ont lui--même accueilli en la personne de tous ceux qu'il déclare être ses frères en humanité, créés à l'image de Dieu, auxquels il s'identifie.

Et cela à longueur de vie : "chaque fois... précise-t-il, que vous l'avez fait à l'égard de l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait"... Notons l'importance de ce "chaque fois". Le geste qui ouvre l'entrée définitive dans le Royaume de Dieu, c'est toute action concrète et précise de prise en charge d'un frère ou d'une soeur dans le besoin ou la difficulté, de façon à le, ou la, remettre debout.

Notons la liste des besoins énumérés ici : manque de nourriture, de boisson, être un étranger, état de maladie, dénuement, prison. La prise en charge des frères et soeurs en toutes ces situations est rencontre et accueil du Christ lui-même, même si cette présence du Christ dans le frère ou la soeur n'est pas, ou n'a pas été, comme telle, effectivement perçue.

Il est remarquable que ceux qui sont honorés par Jésus dans cette scène, comme ceux qui ne le sont pas, l'interrogent sur le
"quand" et le "comment" de l'accueil qu'ils lui ont, selon leur cas, accordé ou refusé.

Selon notre foi en Jésus, tout homme, ou toute femme, est un frère ou une soeur que Jésus est venu sauver en sa prédication, sa mission jusqu'en sa mort et sa résurrection. Et comme lerésume si bien Paul aux Galates : "il n'y a que la foi qui agit par l'amour" (Galates, 5, 6).


Jésus a dit lui-même que c'est par les fruits que nous portons que nous sommes et serons reconnus comme ses disciples authentiques (Matthieu, 7,16 - 20). Nous savons par ailleurs que "c'est uniquement par grâce que nous sommes sauvés" (Ephésiens, 2, 4 - 10), et que "hors de Jésus" nous ne pouvons rien faire (Jean, 15, 5). Comme le précise Paul, c'est par lui que nous disons notre "OUI" à Dieu (2 Corinthiens, 1, 20), mais il nous appartient toujours, selon notre liberté fondamentale, d'accepter ce qu'il nous propose. Si donc nous nous laissons saisir par lui, nous porterons les fruits de son Esprit Saint, en toutes circonstances

Seigneur Jésus,
tu nous appelles, non pas à de grandes manifestations spectaculaires
de notre foi, mais à l'humble service quotidien de tous nos frères et soeurs
que nous rencontrons au fil de nos journées en ce monde,
tout en nous faisant découvrir que nos oeuvres de charité
sont les fruits de ta présence à côté de nous,
et du don que tu nous as fait de ton "Esprit Saint" :
ouvre nos yeux, nos bras et notre coeur
à tout homme et toute femme que nous trouvons sur nos chemins,
et rends-nous capables de les reconnaître, efficacement et réellement,
comme, non seulement nos égaux, mais comme ton image d'autant plus précise
qu'ils sont faibles ou malheureux, et de les accueillir en les prenant en charge
comme tu nous le demandes avec tant d'insistance. AMEN.




http://home.nordnet.fr/~lhamain
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MESSAGE de la 1ère lecture

La Parole qui nous vient de Dieu est d'une totale efficacité et porte beaucoup de fruit. Elle ne nous est pas envoyée pour rester entre ciel et terre. Elle doit féconder notre monde et nos vies, et ensuite, retourner vers Dieu de la même façon que se lèvent et se dressent les arbres, dont l'eau, reçue en terre, permet de hâter la croissance.

L'Esprit et la Parole de Dieu pénètrent les êtres humains que nous sommes et y portent des fruits que Dieu a prévus et qu'il attend.
Nous le voyons, la Parole de Dieu ne peut pas ne pas être efficace.


Seigneur Jésus,
toi-même es la Parol
e de Dieu faite chair, à la fois pour agir
au nom de Dieu pour notre salut, et, en même temps, révéler
ce qu'implique ta mission, qui est de nous introduire dans le monde de Dieu,
là où il peut régner en nos coeurs et accomplir
tous les désirs de salut, de vérité, ainsi que de paix
et de bonheur, de notre existence humaine :
donne-moi de me laisser saisir, pétrir, transformer,
par cette Parole toute Puissante que tu es, à mesure qu'elle grandit
dans mon esprit comme Lumière qui me révèle les secrets de Dieu,
ton Père et notre Père, qui nous appelle,
toutes et tous, à partager sa vie divine et sa gloire. AMEN.

MESSAGE de l'Evangile

Ce qui est commun à ces trois pratiques que sont l'aumône, la prière et le jeûne, c'est, pour Jésus, d'exprimer une relation spécifique à Dieu, relation qui n'a rien à voir avec leur visibilité publique. D'où son insistance sur leur dimension cachée : elles ne doivent pas être
accomplies pour être vues des hommes, mais en présence de Dieu seul, ces gestes traduisant la vérité du coeur du croyant.

En disant cela,Jésus ne contredit pas son invitation prophétique, déjà exprimée plus haut dans le texte : que notre lumière brille devant les hommes, pour qu'ils puissent rendre gloire à Dieu, en étant témoins du bien que nous faisons. Notre "foi qui agit par l'amour" (Galates, 5, 6), et qui est toujours grâce reçue, ne doit servir qu'à la gloire de Dieu, et jamais à obtenir une gloire personnelle.

Discrétion et sobriété, même vis-à-vis de Dieu, qui connaît mieux que nous nos besoins réels, tels sont les maîtres mots de l'attitude que Jésus nous préconise.

Cela dit, Jésus nous invite à prier comme lui, en nous proposant sa propre prière, toute centrée sur Dieu, qu'avec lui, nous reconnaissons comme notre "Père", en nous situant d'abord dans son projet, et en nous remettant à lui dans la plus grande confiance.


En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, car votre Père sait de quoi vous avez besoin

Aujourd'hui Jésus, qui est le Fils de Dieu, m'apprend à me conduire comme un Fils de Dieu. Le premier aspect de cette conduite est d'avoir confiance quand je parle avec Lui. Mais le Seigneur nous prévient «ne multipliez pas de vaines paroles» (Mt 6,7). Car un enfant parle à ses parents d'une manière simple, sans complications, il leur demande ce dont il a besoin d'une manière direct et simple. J'ai toujours confiance d'être écouté car Dieu, qui est Père, m'aime et m'écoute. De ce fait, prier ce n'est pas mettre Dieu au courant de nos besoins, mais lui demander ce dont j'ai besoin, car «votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez» (Mt 6,8). Je ne serais pas bon chrétien si je ne prie pas, comme le fils ne serait pas un bon fils s'il ne parlait pas à ses parents.

Le Notre Père est la prière même que Jésus nous a enseigné, et elle résume entièrement la vie chrétienne. Chaque fois que je prie le Notre Père je me laisse guider par Sa main et je prie pour ce dont j'ai besoin chaque jour pour devenir un meilleur Fils de Dieu. Je n'ai pas seulement besoin du pain quotidien, mais par-dessus tout du pain du ciel. «Demandons que nous ayons toujours le pain de l'Eucharistie». Nous demandons également à apprendre à pardonner et être pardonnés: «Afin de recevoir le pardon que Dieu nous offre, adressons-nous au Père qui nous aime», nous disent les paroles qui
introduisent le Notre Père dans la messe.

Pendant le Carême, l'Eglise nous invite à approfondir l'oraison. «La prière, la conversation avec Dieu, es le don le plus haut, parce qu'elle constitue (…) l'union avec Lui» (Saint Jean Chrysostome). Seigneur, j'ai besoin d'apprendre à prier et ainsi avoir des résultats concrets dans le parcours de ma vie. Surtout, pour vivre la vertu de la charité: la prière me donne la force de m'améliorer chaque jour. Pour cela, je prie tous les jours qu'il m'aide à pardonner toutes les petites choses gênantes des autres, comme pardonner leurs paroles et attitudes offensives, et surtout à être sans rancune, ainsi je pourrai dire sincèrement, que je pardonne de tout mon cœur mes débiteurs. Je peux y arriver car j'aurai à tout moment l'aide de la Mère de Dieu.


Commentaire: Abbé Joaquim FAINÉ i Miralpech


Seigneur Jésus,
tu nous as fait découvrir que Dieu est ton Père,
et "notre" Père, et qu'en toi, dans la force de ton Esprit Saint,
nous sommes devenus ses fils authentiques, ses enfants,
ceux qu'il traite comme membres de sa famille, de son intimité,
et à qui il offre de partager ta gloire et ta propre proximité avec lui :
aide-moi à comprendre la profondeur d'un tel mystère, à le considérer
comme un appel à vivre comme celui qui a tout reçu
de Dieu, par toi, dans l'Esprit, et qui, comme toi, ne cherche
que la volonté et la grâce d'un tel Père,
pour qu'il devienne vraiment "tout"
dans mon existence de chaque jour en communion avec toi. AMEN.





d'aprés différentes sources
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MESSAGE de la 1ère Lecture

Ninive, où Jonas est envoyé, et parvient finalement, est une ville païenne d'une grandeur qu'on ne peut imaginer en Israël. Et Dieu a souci d'elle ! Dieu se met-il à sauver les païens ? C'est bien ce que cette page nous montre, et, sans doute, ce qui révolte Jonas.


A une annonce tout-à-fait inattendue de leur destruction, sans plus, sans condition, sans explication, sans invitation directe à se convertir dans le message de Jonas, les gens de Ninive réagissent immédiatement et totalement : tous, sans exception, avec leurs animaux, vont faire jeûne, deuil et pénitence.

Ils reconnaissent, en effet, dans la proclamation de Jonas, un message religieux important, et ils se mettent à croire à la Parole qui leur vient de ce Dieu qu'ils ne connaissent pas, mais dont ils perçoivent qu'il les appelle à une qualité de vie supérieure. D'où l'ordre du roi de Ninive que chacun se détourne de sa conduite mauvaise, dans l'espérance que Dieu peut renoncer au châtiment
proclamé : "Qui sait si Dieu... ?"

Seigneur Jésus
toute ta prédication se résume dans ces premières paroles que tu as prononcées
en inaugurant ton ministère : "convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle",
lorsque tu nous invites ainsi, en devenant tes disciples,
à nous tourner radicalement vers Dieu,
dont tu nous apprends qu'il est notre "Père",
et toute ton action accomplie dans ton "OUI" au Père,
manifesté en ta prédication, tes gestes de miséricorde,
ta mort et ta résurrection, se concentre en cette déclaration,
que tu as faite le soir de Pâques : "Recevez l'Esprit Saint, les péchés seront remis" :
prends-moi par la main, pour que je me tourne de plus en plus complètement
vers toi et te suive sur tous les chemins où tu m'envoies vivre et témoigner
comme ton disciple, tout au long de mes jours. AMEN.


MESSAGE de l'Evangile

Lorsque Jésus, dans l'Evangile de Luc, fait allusion au "signe" de Jonas, ce n'est pas pour évoquer le séjour de ce prophète dans le ventre du poisson, comme le fait Matthieu, 12, 38 - 42, mais pour rappeler la façon selon laquelle Jonas a annoncé la Parole de Dieu avec puissance aux gens de
Ninive, Parole de Dieu dont Jésus vient justement de nous avertir qu'elle doit être écoutée et gardée.

Jésus associe ici la démarche de la Reine de Saba, qui a entrepris un très long voyage pour aller écouter Salomon à Jérusalem (1 Rois, 10), avec la réponse immédiate des Ninivites, qui, comme un seul homme, prennent en compte la prédication de Jonas, et se convertissent aussitôt, suite au message
qu'ils ont entendu de la bouche de ce prophète.

Et dans la mesure où Jésus se déclare, lui, l'envoyé ultime de Dieu qui vient tout accomplir, plus important dans le projet de Dieu que Jonas et Salomon, il attend de ceux qui le rencontrent ou le suivent, une réaction de confiance et de foi en sa Parole et en ses gestes de salut.


La puissance de la Parole de Dieu annoncée par Jonas a été démontrée par la conversion en masse des Ninivites en réponse à sa prédication. A plus forte raison, si Jésus, en tant qu'unique porte-parole de Dieu "en ces temps qui sont les derniers" (Hébreux, 1,1 - 4), est bien plus que Jonas, les disciples doivent-ils imiter l'attitude généreuse et obéissante de ces païens de Ninive, dans l'accueil de la Parole qui leur vient de Dieu.

De même, si Jésus fait allusion à l'épisode de la Reine de Saba toute à l'écoute de la Sagesse de Salomon (1 Rois, 10), c'est également pour souligner que sa propre Sagesse est bien supérieure à celle de celui que l'on considérait comme le type du "Sage"
en Israël, et doit, de ce fait, être recherchée et écoutée avec toute notre attention.

En définitive, à travers toute cette argumentation, Jésus nous affirme qu'il est, lui, le véritable "signe" de Dieu, dans le ciel et sur la terre, pour cette génération qu'il qualifie de "mauvaise", et qui le conteste, comme pour toutes les générations à venir, vu qu'il se désigne ici, une fois de plus, comme le "Fils de l'homme" de la fin des temps, selon la grande prophétie de Daniel 7. En conséquence, il ne saurait y avoir d'autre "signe de salut" que Jésus lui-même, en sa Parole, comme en toutes les manifestations gratuites de libération et de miséricorde, que nous livrent ses gestes et tout son engagement au service de la cause de Dieu.
nous aujourd'hui
Une fois de plus, la question nous est reposée : "Qui est Jésus pour nous" ?"Que veut dire, pour nous, marcher avec lui comme ses disciples " ?

Voici la réponse qui nous est proposée : Ecouter et garder sa Parole, la mettre en pratique, nous laisser instruire et conduire par lui sur le chemin unique du Royaume de Dieu, qu'il est lui-même personnellement (Jean, 14, 6), en toutes ses démarches révélant qu'il est "Dieu-avec-nous", nous laisser transformer intérieurement, c'est-à-dire "être sauvé", "être converti", par la puissance de salut qu'il a annoncée, manifestée en tous ses gestes, accomplie définitivement "une fois pour toutes" en sa mort-résurrection, et qu'il nous a communiquée
dans l'Esprit Saint.

Quelle exigence et quel programme ! Mais c'est toujours "avec-lui", qui "est-avec-nous", que nous le réalisons, car "hors de lui, nous ne pouvons rien faire " (Jean, 15, 5). En effet,n'est-il pas "avec nous jusqu'à la consommation des siècles" (Matthieu,
28, 20) ?


Seigneur Jésus,
si nous te prêchons comme Messie crucifié, scandale pour les Juifs
et folie pour les païens, c'est que nous croyons vraiment que, pour nous,
et pour tous ceux que tu appelles à te suivre dans la foi,
tu es Christ, Puissance de Dieu et Sagesse de Dieu,
Parole de Dieu faite chair, et Miséricorde de Dieu se manifestant avec toute son efficacité
dans la vie de tous ceux qui se laissent approcher et interpeller par toi :
donne-moi la grâce d'être fidèle dans l'expression aujourd'hui de ton image,
que tu me demandes de présenter au monde de ce temps,
comme tu le demandes à tous ceux qui acceptent de vivre à partir de toi,
le regard fixé sur toi, et l'oreille attentive à ta Parole de Vérité et de Vie. AMEN.
separateur

 

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